HARPAGE, MAGES, SATRAPES, GUERRIERS, PEUPLE
(Le sanctuaire s'ouvre. Les mages entourent l'autel du Soleil, on est aUnmé le feu sacré. )
MEMNON
Ame de l'Univers que tes feux renouvellent, Dieu qui nourris la terre et que les cieux; révèlent, Dieu qui produis sans cesse, et ne fus point, produit, Tu brilles par toi-même; et, quand la sombre nuit Sur l'horizon paisible a ^déployé ses voiles , • (
Œuvre» posthumes. I. 3
34 GYRUS.
C'est toi qui hiis eneor sur le front des -étoiles,
Et, ramenant le jour aux bords de l'Orient,
Renais toujours le même et toujours différent!
La jeunesse éternelle et l'éternel empire
N'appartiennent qu'à toi: tout naît, vieillit, expire;
Et, tandis que tu vois lés siècles entassés
Couler comme tes flots l'un par l'autre poussés,
Tu restes immobile en ces bruyans naufrages,
Éclairant les débris des peuples et des âges.
Si les Assyriens, les Mèdes, les Persans, 9
A tes pieds réunis, te prodiguent l'encens,
Par les lois, par les mœurs, tempère la puissance;
Et que, béni par toi, le siècle qui commence
Puisse, disciple heureux des temps qui ne sont plus,
Éviter leurs erreurs, surpasser leurs vertus.
A STYAGE.
Élénor, approchez.
MANDANE
D'où vient mon trouble extrême?
Grand roi, princesse auguste, et pontife suprême, Et vous tous , réunis au sein des mêmes lieux Où jadis Zoroastre assembla nos aïeux , Quand il leur enseigna cette loi révérée Qui doit du soleil même égaler la durée, Le ciél nous prdtégea : rendons grâces au ciel. Vbttë, guerriers , dans ce temple , au pied de cet autel Déployez y suspendez , de vos mains triomphantes ,