‹ Œuvres posthumes, revues, corrigées et augmentéesChapitre 247 sur 318 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ŒDIPE, LE CHCÊÛR.

LE CHOEUR

Fils de Cadmus, une ingrate patrie TTa pas encore épuisé son courroux:

Ott vous arrache une fille chérie; Mais un héros vient de s'armer pour vous. Combàttrai-t-ïï eri fevèur d'Aritigone Auprès dû tènrpîe où le fils de Latone, Sort arc eti main, lève un front radieux? Conduira-t-il nos guerriers intrépides Près du rivage où les saints Eumolpides Chantent Cérès et la mère des Dieux!

Les boucliers retentissent, Frappés par les boucliers ; Heurtés du front des coursiers,

4ao ŒDIPE A COLONE.

Les coursiers fougueux bondissent; Les guerriers mourans frémissent, En tombant sous les guerriers.

Une poussière brûlante Saillit du pied des remparts ; .

Les chars attaquent les chars; Et leur faux étincelante Fond dans la plaine sanglante Sur les bataillons épars.

De nos héros protège la vaillance, O souverain des Dieux et des mortels ! Prends, ô Pallas! ton égide et ta lance; Défends ton peuple, et défends tes autels! Dieu du trident, sors des gouffres de l'onde; Phébus, Diane, ô Dieux flambeaux du monde, O Dieux chasseurs, épuisez vos carquois! Bellone et Mars, conduisez nos armées; Que la victoire aux ailes enflammées Du haut des cieux descende à votre voix!

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