ÀCÏE II, SCÈNE IV
MONTFORT, ZOÉ
MONTFORT
Un frère ! ah ! plus ehcor. Mais , Zoé , vous tremblez \ Zoé, ne fuyez point, calmez vos sens troublés. * ' ZOÉ.
C'est vous !
MONTFORT,
Moi.
ZOÉ
Vous! si tard!
BfONTFORT.
Ce reproche m'enchante.
Que ses regards sont doux ! que sa voix est touchant^ !
ZOÉ. '
Ces regards, cette voix vous ont cherche long-temps ; Vous étiez occupé de soins plus importans; Et, même, à vous revoir je n'osais .plu^ prétendre. Vous ne répondez pas ?
MONTFORT
J'aime mieux vous entendre.
ZOÉ. t . s
Braver les feux! la mort! un chevalier chrétien Le peut... pour une juive... et quelquefois pour rien.
Brigite a répété... Quèl était mon déliré! ' \
5io NATHAN LE SAOE.
zoé. x
Ce qu'elle a répété, vous avez jm le dire.
MONTFORT
Je suis vaincu, puni.'Vest assez vous venger. Juste ciel ! à ce point j'osais vous affliger ! Je ne mérite pas le pardon que j'implore.
ZOÉ
Ne vous grondez pas tant ; c'est m'affliger encore.
MONTFORT
Ah ! votre ame est sensible autant que votre voix. Vous me pardonnez donc?
ZOE.
Oui , puisque je vous vois.
Vous allez me trouver bien simple et bien naïve; Mais Brigite est chrétienne, elle est persuasive. D'après tous ses discours, je croyais bonnement, Et cette vision m'agitait en dormant..
Vous riez?
* MONTFORT.'
Achevez.
ZOE.
Que, durant l'incendie, Celui dont les secours m'avaient sauvé la vie...
Était.., vous allez rire... était mon stnge... à moi. .
A cet ange gardien vous n'avez plus de foi ,
Et votre ame, ep dormant, n'en est plus agitée?