‹ Œuvres posthumes, revues, corrigées et augmentéesChapitre 317 sur 318 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Ciel!

SÀLAD1N.

Selima! rends-moi mes enfans malheureux; Viens tarir tous les pleurs que j'ai versés pour eux. Montfort, je te la donne. Àssad, 6 mon cher frère, Tu me conservais donc le bonheur d'être père!

zot.

Olivier !

MONTFORT

Selima ! vous n'êtes point point ma sœur.

NATHAN

Mes désirs sont comblés : ce n'était qu'une erreur.

F. BONHOMME

C'est pourtant bien dommage; elle n'est pas chrétienne.

NATHAN

Sultan , reprends ta fille.

S ALADIN

Elle est aussi la tienne.

NATHAN

J'habitais avec elle; il faut nous séparer.

54o NATHAN LE SAGE

ZOÉ

Jamais.

SALADIN. f

Avec nous trois tu viendras demeurer.

BRI GITE

Et moi donc ?

zoi.

Viens aussi.

BRIGITE.

Puis-je vivre loin d'elle?

SALADIN

Venez , aimez-la bien , mais calmez votre zèle.

DOM TREMENDO.

Le bon cœur!

Et, Nathan, que dites- vous du sien?

DOM TREMENDO.

On n'est pas, quoique juif, un plus homme de bien.

SALADIN

Ainsi , vous l'absolvez du péché d'imprudence ?

DOM TREMENDO.

Ah! du Dieu des Chrétiens je vois la providence.

SALADIN

Souffrez, dom Tremendo, qu'il soit le Dieu de tous. Le soleil qu'il créa luit pour vous et pour nous. Célébrons cependant cette heureuse journée ; Par un banquet d'amis qu'elle soit terminée. Là , sans vouloir du ciel régler les intérêts.,

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