COURTISANS, GUERRIERS
CARLOS
Mon père, j'ai vaincu: je viens à VQS genou* Déposer les ppuvoirs remis à mou courage, Et de quelques lauriers vous présenter l'howniaige* Ils sont dignes de vous, dignes de YQtte fils: Le sang de vq$ sujets pe les a point fyétris.
Levez-vous, don Carlos; je hénis votre zèle; Soyez toujours vainqueur; soyez toujours fidèle.
ELISABETH
Ces rapides explpits surpas^nt noftf espoir. cà*i«qs,
ih! j'éprouvais, madame > yn qéleste pouvoir.
Je ne laisserai point ^gi^if votre vaillance. Que de nouveaux sucçc§( spieitf votre récompense ;
io6 PHILIPPE IL
Courez chercher encor des ennemis vaincus.
CARLOS
Mais, sire, où les chercher quand vous n'en avez plus?
Une seule victoire....
CARLOS
A terminé la guerre, Des murs de Carthagène aux remparts d'Anqueterre, D'un sinistre nuage ils étonnaient les yeux, Et menaçaient Grenade où régnaient leurs aïeux. J'avais peu de soldats; je n'avais que des braves: Tous étaient Castillans. La race des esclaves Bientôt de ses vainqueurs a reconnu les fils : Près de Montemayor l'infidèle surpris Oppose en vain sa rage et ses cris pour défense; Armes , drapeaux , trésors , tout est en ma puissance. Le chef, percé de coups , sous ce fer est tombé ; Et devant la valeur le nombre a succombé. Quelques-uns rejoignaient leurs voiles toutes prêtes; Mais, en fuyant le glaive, ils trouvent les tempêtes: J)e leurs vaisseaux brisés ils couvrent les deux mers. A peine un faible reste a fui dans ses déserts. Du sang des Africains la Segura grossie Coule avec plus d'orgueil dans les champs de Murcie; Et l'onde du grand fleuve aux rives dé Càdis De ces noirs bataillons roule encor les débris.
Je sens qu'en vos discours le courage respire,