EU DE LA JOUVENCELLE
rtir ; Tamour en vain murmure, it vont flotter nos drapeaux, a voix des langueurs du repos; ïioi-môme attacher ton armure, r t'appelle ; il te répétera :
[ue dois; advienne que pourra!
3n nom sur le fer de ta lance,
dame accepte le portrait;
3 art, mais c'est moi trait pour trait :
inceau vaut moins que ressemblance.
dangers il te protégera :
[ue dois; advienne que pourra.
: refrain garde bien souvenance; efrain de tout preux chevalier.
! guerre était leur bouclier, Bnait leur noble contenance, t promise à qui répétera :
[ue dois; advienne que pourra.
ROMANCES. <Qi
Si la beauté do quelque Orientale
Te rend jaloux des droits de son sultan,
Contre ton sein posée en talisman,
Que mon image écarte ma rivale.
Keste fidèle à qui le le sera :
Fais ce que dois; advienne que pourra.
J'appris naguère, aux feuilles d'une rose, L'art de connaître un infidèle amant; Mais j'aime mieux en croire ton serment.
Pour trop savoir, trop souvent l'on s'expose. A tout hasard ton cœur me restera :
Fais ce que dois ; advienne que pourra.
LE BEAU LOÏS.
Je dois le sujet de cette pièce à l'auteur de Paul et Virginie et des Éludes sur la Pfature; je voudrais aussi lui avoir emprunté le charme de son talent.
Aux bords de Seine errait le beau Loïs ; Isis un jour vit sa grâce enfantine, Et lui donna deux bouquets de maïs, t^lus un baiser de sa bouche divine.
A son retour, que fit le beau Lois?
Naïvement il remit à son père
ROMANCES
Les deux bouquets de i'immortelle Isis ; Mais il garda le baiser pour sa mère.
De ces bouquets le père de Lois Sema les grains sur le fécond rivage ; Et désormais, savourant le maïs , L'homme à ses pieds foula le gland sauvage.
Certain Druide, envieux de Lois, A l'innocent qui le nommait son père Fit expier le don sacré d'Isis , Et l'immola sans pitié pour sa mère !
Or, une fleur, pâle comme Lois, De son beau sang sur l'heure vint éclore, Et de son nom prit le doux nom de lis; Fleur il était, et fleur il est encore.