PRIEZ POUR MOI
se PAR UILLBVOYB A NBCILLT, HUIT JOUBS * AVANT SA MORT. )
Dans la solitaire bourgade , Rêvant à ses maux tristement, Languissait un pauvre malade D'un long mal qui va consumant.
Il disait : a Gens de la chaumière, Voici l'heure de la prière Et les tintements du beffroi :
Vous qui priez, priez pour moi.
a Mais quand vous verrez la cascade Se couvrir de sombres rameaux, Vous direz : « Le jeune malade « Est délivré de tous ses maux ! »
Lors revenez sur cette rive Chanter la complainte naïve ; Et quand tintera le beffroi , Vous qui priez, priez pour moi.
« Quand à la haine, à Timposture, J'opposais mes mœurs et le temps, D'une vie honorable et pure Le terme approche, je l'attends.
ROMANCES. 405
Il fut court mon pèlerinage I Je meurs au printemps de mon ûgo, Mais du sort je subis la loi :
Vous qui priez, priez pour moi.
a Ma compagne, ma seule amie, Digne objet d'un constant amour !
Je t'avais consacré ma vie, Hélas! et je ne vis qu'un jour.
Plaignez-la , gens de la chaumière, Lorsqu'à Theure de la prière Elle viendra sous le beffroi Vous dire aussi : a Priez pour moi. »