‹ Œuvres précédées d'une noticeChapitre 102 sur 117 · PRIEZ POUR MOI · texte numérisé non relu

PRIEZ POUR MOI

se PAR UILLBVOYB A NBCILLT, HUIT JOUBS * AVANT SA MORT. )

Dans la solitaire bourgade , Rêvant à ses maux tristement, Languissait un pauvre malade D'un long mal qui va consumant.

Il disait : a Gens de la chaumière, Voici l'heure de la prière Et les tintements du beffroi :

Vous qui priez, priez pour moi.

a Mais quand vous verrez la cascade Se couvrir de sombres rameaux, Vous direz : « Le jeune malade « Est délivré de tous ses maux ! »

Lors revenez sur cette rive Chanter la complainte naïve ; Et quand tintera le beffroi , Vous qui priez, priez pour moi.

« Quand à la haine, à Timposture, J'opposais mes mœurs et le temps, D'une vie honorable et pure Le terme approche, je l'attends.

ROMANCES. 405

Il fut court mon pèlerinage I Je meurs au printemps de mon ûgo, Mais du sort je subis la loi :

Vous qui priez, priez pour moi.

a Ma compagne, ma seule amie, Digne objet d'un constant amour !

Je t'avais consacré ma vie, Hélas! et je ne vis qu'un jour.

Plaignez-la , gens de la chaumière, Lorsqu'à Theure de la prière Elle viendra sous le beffroi Vous dire aussi : a Priez pour moi. »

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