‹ Œuvres, publ. par les soins des ses élèvesChapitre 11 sur 82 · DESCRIPTION DES APPAREILS ET DE LA METHODE D'EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES APPAREILS ET DE LA METHODE D'EXPÉRIENCES

Bien que la machine de Page soit connue des physiciens depuis assez longtemps, j'indiquerai avec quelque détail la forme et les dimensions de celle dont j'ai fait usage, afin qu'il soit plus facile de juger des conditions oà je nie suis placé (2) .

Sur une planche de chêne M (fig. 1, p. 48) repose un aimant ABCD, dent les branches AC et BD sont des cylindre* d'acier de a* centimètres de long et de 36 millimétrée de diamètre, terminés, coqime on le voit sur la figure, par deux cônes émoussés de 8 millimètres de hauteur. La partie CD est une plaque de for doux de 18 centimètres de longueur sur 6 centimètres de hauteur et 18 millimétrée d'épaisseur. Chaque cylindre occupe la cavité inté-

w L*ttfe à M. £iy»bnii«B *wf ta phénomène» éJedro-tmyirfHqqp» ( Aun mie ê tk tki- (,) M. Rrvfjnpt a bien voulu diriger lui-même la construction de nolro tj^pnwtt.

Heure d'une bobine de i & centimètres de longueur et de 3i millimètres de diamètre intérieur, construite avec du fil de cuivre de o""",a5 de diamètre, deux fois recouvert de soie. 11 y a sur chaque

bobine environ ■jôon tours ou à peu près 3700 mètres de fil. Deux extrémités des deux bobines sont réunies ensemble au point R; les deux autres viennent se fixer par des vis de pression en V et V. La plaque métallique mobile PP' est un rectangle de 1 1 centimètres de longueur et de A 2 millimètres de largeur, qu'on fixe à l'aide de deux vis de laiton sur la pièce de laiton L. Cette pièce de laiton est fixée à l'extrémité d'un axe cylindrique d'acier, qu'on met en mouvement à l'aide de In roue dentée de bronze GF et d'un pignon qui n'est pas visible sur la figure 1 ' 1 . L'axe, et par conséquent la plaque, l'ont dix révolutions pendant une révolution de la grande roue. Le mouvement de rotation s'obtient à l'aide de la main et n'est, par conséquent, jamais rigoureusement uniforme; mais, avec un peu d'habitude, il est facile d'obtenir toujours à peu près la même vitesse

W La forme circulaire cl la position sj métrique de l'axe d'acier el de la pièce de laiton 110 leur permettent d'exercer aucune action inductrice sensible sur les bobines, ainsi que je m'en suis assuré plusieurs fois en supprimant la plaque métallique et faisant marcher la machine. Quant a la grande roue de brome, elle est trop éloignée de l'aimant pour atoir aucun effet.

moyenne, ce qui est suffisant pour des expériences où il est inutile de chercher la loi mathématique des phénomènes. Mon aide savait obtenir d'une manière assez constante trois vitesses à peu près uniformes, correspondant à cinq, vingt et quarante tours de la plaque mobile par seconde. Dans tous les tableaux numériques de ce mémoire, ces vitesses sont désignées par les expressions de première, seconde et troisième vitesse, ou par les numéros i, n et m.

L'axe d'acier porte un commutateur à l'aide duquel la communication des bobines arec le galvanomètre est établie seulement pendant une fraction de la rotation. C'est un cylindre de verre portant un anneau de cuivre et, aux deux extrémités d'un même diamètre, deux lames transversales étroites de même métal; sur l'anneau passe un ressort de cuivre Q , qui communique avec le fil U du galvanomètre ; un deuxième ressort Q', qui communique avec l'extrémité V du fil des bobines, s'appuie à peu près sur le milieu du commutateur. L'autre extrémité V du fil des bobines, étant constamment en rapport avec le galvanomètre par le (il U', le circuit n'est évidemment fermé qu'autant qu'il y a contact entre le ressort Q r et la lame transversale du commutateur. Le cylindre de verre est mobile à frottement doux sur l'axe de rotation, et peut s'y fixer dans une position quelconque, à l'aide de la vis de laiton qui est marquée S sur la figure spéciale du commutateur (fig. a). Dans la plupart de mes expériences, j'ai fait usage de deux commutateurs : la lame transversale du premier demeurait en contact avec le ressort correspondant pendant un déplacement angulaire de l'axe de la plaque égal à 30 degrés; la lame du second, pendant un déplacement angulaire égal à 35 degrés' 11 .

La planche M, qui supporte l'aimant el les bobines, peut sappro-

(1> Les commutateurs en ivoire, qu'on eonstruitle plus habituellement, m'ont offert un inconvénient Irèa-gme. Le frottement du ressort de cuivreuse la surface de l'ivoire, el. In pootaière qui en résulte se déposant en partie sur les lame* de cuivre, le courant peut se trouver arréle' au bout de quelque temps.

Vudit, I. — Mémoire». 4

évidemment fermé qu

cher ou s'éloigner à volonté de la plaque mobile à l'aide de la vis

de cuivre X.

Le galvanomètre est placé à k mètres de l'appareil, sur une forte planche de chêne solidement scellée (sans ferrures) dans un mur de 5o centimètres d'épaisseur. C'est un galvanomètre de Ruhmkorff, k deux aiguilles, contenant a.ooo tours de fil de cuivre de o™,îo de diamètre. Les déviations s'observent de loin avec une lunette !1} . Enfin, ayant spécialement en vue d'étudier l'influence du temps sur l'induction , j'ai dû me rendre indépendant de l'influence du temps sur l'aimantation , en substituant à l'aimant de la machine de Page un puissant solénoïde , et comparant les . effets des deux appareils.

J'ai donc fait construire uu iolénoïde formé d'environ 7 o mètres de fil , de a millimètres de diamètre. Le JIB fil , recouvert deux fois de

coton, était replié cinq fois en hélice, de manière à constituer un cylindre flexible de 60 centimètres de longueur et de 35 millimètres de diamètre. Les extrémités étaient introduites dans l'une des deux bobines, à la place des branches de l'aimant, et la partie intermédiaire était soutenue par une pièce de bots de même dimension que la pièce de fer doux CD de la figure 1, et fixée dans la mime situation (fig. 3).

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