‹ Œuvres, publ. par les soins des ses élèvesChapitre 35 sur 82 · BARREAU PLEIN · texte numérisé non relu

BARREAU PLEIN

BARREAU CREUI

Moyenne. . .

Moyenne. . . 0,666

Ainsi le mouvement du barreau creux s'amortit, en trois oscillations, autant que le mouvement du barreau plein en cinq oscillations. Gomme d'ailleurs les oscillations du barreau creux sont plus rapides que celles du barreau plein , l'avantage du barreau crem est rendu plus sensible encore.

(,) Cette précaution est utile pour ne pas provoquer des variations d'intensité dans le courant de la pile.

plus d'un centième de celle valeur. C'est cette valeur moyenne que j'ai inscrite dans les tableaux qu'on trouvera plus loin. J'ai reconnu, comme les observateurs qui m'ont précédé, que le magnétisme de l'électro-aimant met un certain temps à se développer et à atteindre son maximum. 11 ne faut donc pas commencer les expériences immédiatement après la fermeture du circuit voltaïque ; c'est seulement après quelques instants que l'aimantation a pris une valeur qui ne varie pas sensiblement pendant la durée d'une expérience complète.

Le galvanomètre devant être placé à une grande distance de l'électro-aimant afin d'être soustrait à son influence, j'étais obligé d'employer un aide pour faire mouvoir la petite bobine, tandis que j'observais les mouvements du barreau aimanté. Je n'ai pas jugé utile de recourir à quelque disposition mécanique particulière, l'expérience m'ayant montré que, malgré les petites irrégularités qu'offre toujours un mouvement exécuté à l'aide de la main, les résultats de plusieurs observations consécutives étaient parfaitement concordants, pourvu que le mouvement fût très-rapide. Si, par hasard, le mouvement était trop lent, ou s'il était exécuté en plusieurs temps, j'en étais averti par la marche de l'aiguille, et je recommençais l'expérience.

J'ai expérimenté seulement sur trois substances, le verre pesant de Faraday, le flint commun et le sulfure de carbone; mais ces trois substances diffèrent assez l'une de l'autre pour qu'une loi qui leur convient également puisse être regardée comme générale. J'avais à ma disposition deux échantillons de verre pesant : le premier, que M. de la Rive avait bien voulu me prêter, était un parallélipipède à base carrée, de ko millimètres de longueur sur i3 millimètres de côté, poli sur ses deux bases et sur une couple de faces latérales; le second, qui appartient à la collection de l'Ecole Normale supérieure, était un parallélipipède rectangle, poli sur six faces, dont les arêtes étaient respectivement égales à 37 mm , q, 96 mm , o et îa""", 5. Je désignerai ces deux échantillons par n° i et n° q. L'échantillon de flint était un parallélipipède à base carrée de / i3 n)n, ,3 de longueur sur î /i mni ,5 de côté, poli sur ses deux bases et sur une couple de faces latérales. Ces trois échantillons n'étaient pas absolument exempts de trempe; mais, on élevant ou abaissant le support où ils étaient placés

et en les faisant glisser sur ce support, on amenait toujours sur le trajet du faisceau de lumière une région où la trempe n'avait pas d'influence sensible, de façon qu'on pût éteindre complètement la lumière incidente par une position convenable de l'analyseur, lorsque l'électro-aimant n'était pas aimanté. Le sulfure de carbone était contenu dans de petites cuves de verre fermées par des plaques de verre ordinaire; l'une de ces cuves avait Ixk millimètres, et l'autre 3 1 millimètres de longueur. Je m'étais assuré d'avance que la rotation due aux plaques de verre terminales était tout à fait insensible.

La loi manifestée par l'ensemble des expériences a été très-simple: Il y a proportionnalité entre l'action magnétique et la rotation du plan de polarisation. Les tableaux suivants, qui ne renferment qu'une partie de mes expériences, donnent la démonstration de cette loi. F désigne dans ces tableaux l'action magnétique mesurée par la déviation immédiatement observée au galvanomètre, R le double de la rotation

et Q la valeur du quotient p » lorsqu'on suppose R exprimé en minutes. Dans chaque tableau, les mots lumière blanche ou lumière homogène indiquent la manière dont s'est faite l'observation optique: l'épaisseur de la substance traversée par les rayons lumineux est également indiquée.

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