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Moyenne. ... 1 8.V' 09' 3o' »>.bdet, I. - Mémoires. 10
1/i6 SUR LES PltOlMUKTKS OPTIQlfKS
AZIMUT APRKS L'INVERSION DO COURANT
i88°aa' t88°a3' i88°a5' i88°a4'
Movonne. . . . 1 88°-iî$' m .U\
\CTION M4GNKTIQUK.
Moyenne (><j,a
Notation double : ^oA'; action magnétique moyenne : 69,0; rapport:
On peut juger, par ces détails, de l'exactitude des expériences. On voit, en particulier, que chaque observation de la teinte de passage doit être exacte, comme je l'ai dit plus haut, à deux ou trois minutes près, et que par conséquent la mesure des rotations ne comporte pas d'erreur supérieure à cinq ou six minutes; Terreur probable de la mesure de l'action magnétique est d'une demi-division de l'échelle. Quelque faibles que soient ces incertitudes, on peut s'assurer qu'elles suffisent à rendre compte des différences qu'on trouve entre les diverses valeurs du rapport de la rotation à l'action magnétique déterminées dans une même série d'observations.
Il est important de remarquer que la proportionnalité de la rotation et de l'action magnétique se vérifie avec la même exactitude, soit (jue la distance des centres magnétiques à la substance transparente vienne à changer, soit que la quantité de magnétisme libre accumulée en ces divers centres éprouve une variation. Cette loi de proportionnalité est démontrée par nos expériences pour des corps transparents de dimensions finies dont toutes les parties sont également affectées par Télectro-aimant; elle est donc vraie pour toutes les tranches infiniment petites dans lesquelles on peut concevoir le corps transparent décomposé. Il résulte de là que la loi élémentaire
des phénomènes peut se formuler de la manière suivante : Le poumr rotatoire développé par l'action d'un centre magnétique dans une tranche infiniment mince dune substance monoréfringente varie proportionnellement à Faction magnétique, c est-à-dire en raison directe de la quantité de magnétisme accumulée en ce centre, et en raison inverse du carré de la distance.
M. Wiedemann a démontré que le pouvoir rotatoire développé par l'action directe des courants électriques est proportionnel à l'inlensité de ces courants. Il n'a pas fait d'expériences sur l'influence qu'exerce la situation relative des courants électriques et des substances transparentes; mais si l'on compare les résultats de M. Wiedemann avec les miens, si de plus on tient compte de l'identité générale des propriétés des aimants et des systèmes de courants fermés, il paraîtra assez évident que le pouvoir rotatoire développé par un système de courants fermés dans une tranche infiniment mince d'une substance transparente doit être proportionnel à l'action qu'exercerait le système sur une molécule de fluide magnétique.
Je me trouve en contradiction complète avec la loi formulée par M. Bertin, d'après laquelle la rotation du plan de polarisation due à l'influence d'un seul pôle magnétique décroîtrait en progression géométrique, lorsque la distance de la substance transparente au pôle croîtrait en progression arithmétique. L'explication de ce désaccord n'est pas difficile à donner. M. Bertin considère comme pôle la surface terminale du fer doux d'une des branches de l'électro-aimant Je M. Ruhmkorff. Or, cette surface ne saurait être regardée comme un pôle, du moins si l'on attribue à cette expression le sens précis qu'on doit lui donner : c'est un système de centres magnétiques distribués sur une assez grande étendue, et dont l'action ne peut Hre assimilée à celle d'un centre unique. 11 n'y a donc pas à chercher de loi élémentaire qui fasse dépendre la rotation du plan de polarisation de la distance de la substance transparente à cette surace polaire : on ne peut trouver qu'une formule empirique, qui devra changer lorsqu'on changera d'électro-aimant, ou même lorsqu'on changera simplement les armatures terminales d'un même électrolimant. Mais si la loi que j'ai établie dans ce mémoire est vraie, la brmule empirique qui représente le décroissement des rotations à
diverses distances de la surface polaire devra aussi représenter le décroissement de l'action magnétique, puisque ces deux quantités sont toujours proportionnelles; par conséquent, dans l'appareil de M. Bertin, les actions magnétiques devaient décroître en progression géométrique, lorsque les distances a la surface polaire croissaient en progression arithmétique.
Des expériences directes ont complètement vérifié cette conclusion. L'appareil dont je faisais usage, et qui appartient au cabinet de l'Ecole normale supérieure, était précisément celui dont M. Bertin s'était servi dans ses recherches. J'ai enlevé l'une des branches de l'électro-aimant, et à l'extrémité de la branche unique que j'ai conservée j'ai vissé, au lieu de la grosse armature de mes expériences, la petite armature octogone que M. Buhmkorff dispose ordinairement dans ses appareils, et dont M. Bertin s'était lui-même servi. J'ai déterminé par la méthode indiquée plus haut la grandeur de l'action magnétique à diverses distances de la surface terminale de cette armature ^, et j'ai observé un décroissement très-lent qui peut se représenter passablement par une progression géométrique décroissante, bien qu'il soit en réalité un peu moins rapide. On en jugera parle tableau suivant :
IU l' PORT
DISTANCE
ACTION