‹ Œuvres, publ. par les soins des ses élèvesChapitre 42 sur 82 · A LA PRÉCÉDENTE · texte numérisé non relu

A LA PRÉCÉDENTE

Moyenne 0,785

Ainsi, par l'effet du temps et de l'usage, l'électro-aimant ne paraît pas se modifier de façon que la loi de son action sur un point extérieur soit sensiblement changée. Il est donc permis de croire que lorsque M. Bertin a fait ses expériences en 18/17 et i848, s'il avait mesuré les actions magnétiques exercées à diverses distances, il eût obtenu des résultats entièrement semblables aux précédents ; il aurait donc pu les représenter par une progression géométrique décroissante, dont la raison aurait très-peu différé de la moyenne des deux déterminations précédentes, c'est-à-dire de 0,790. Or, on trouve dans le mémoire de M. Bertin (2) cinq séries d'expériences relatives au décroissement des rotations observées à diverses distances d'une seule branche de l'électro-aimant. Les deux premières sont relatives au verre pesant de Faraday, et peuvent se représenter par deux progressions géométriques décroissantes dont les raisons sont respectivement 0,78399 et 0,78330 pour 10 millimètres d'accroissement de distance; la troisième est relative à un flint préparé par M. Matthiessen, et se représente par une progression géométrique décroissante dont la raison est 0,78^33; la quatrième est relative au sulfure de carbone, et se représente par une progression géométrique décroissante dont la raison est 0,78329; la cinquième enfin est relative au verre pesant de Faraday, et se représente par une progression géométrique décroissante dont la raison est 0,78399.

M Voir la note 3 de la page 1 US,

W Annales de chimie et de physique , 3 e série, t. XXIII, p. 2 a , a 3 et 37.

La moyenne des raisons de ces cinq progressions géométriques esl 0,78318, et diffère par conséquent bien peu de 0,790. Ainsi, les expériences de M. Bertin s'accordent entièrement avec la loi qu'elles semblent contredire.

Pour bien mettre en évidence l'influence qu'exerce la forme des surfaces terminales de l'électro-aimant sur la loi de décaissement de l'action magnétique, j'ai répété la même série d'expériences en vissant une de mes grosses armatures à l'extrémité de la branche de l'électro-aimant que je faisais agir. J'ai obtenu une loi de décaissement bien plus lente que dans le cas précédent, qui peut encore se représenter par une progression géométrique décroissante. Au contraire, le décaissement a été bien plus rapide "et tout à fait différent de celui qu'aurait indiqué une progression géométrique décroissante, lorsque j'ai remplacé la grosse armature par un cône de fer doux de ai millimètres de hauteur sur 45 millimètres de diamètre à la base. Les tableaux suivants contiennent les résultats de ces expériences :

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