‹ Œuvres, publ. par les soins des ses élèvesChapitre 44 sur 82 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

((.ov/'ï^s /îfcvw.s m: i/acadénik nus sa&xcEs, tome wxix, page oûs.)

J'ai l'Iionncur de présenter à l'Académie la suite d'un travail dont je lui ai soumis la première partie, il y a quelques mois.

Dans mes premières expériences, je me suis occupé de mesurer la rotation du plan de polarisation d'un rayon de lumière qui traverse une substance transparente monoréfringente, dans une direction parallèle à la direction de l'action magnétique, et je crois avoir démontré que cette rotation est proportionnelle à la grandeur de Faction magnétique. Dans mon nouveau travail, j'ai considéré les phénomènes qui ont lieu lorsque la direction du rayon lumineux fait un angle quelconque avec la direction de l'action magnétique, et je suis encore arrivé à des lois d'une grande simplicité.

Dans cette nouvelle série de recherches, j'ai du renoncer à me servir des appareils le plus généralement usités, qui ne permettent de donner aux rayons lumineux qu'une seule direction, la direction mémo de l'action magnétique. J'ai du recourir à la disposition expérimentale dont M. Faraday avait primitivement fait usage, et qui consiste à faire passer le rayon lumineux un peu au-dessus du plan

les bases d'un électro-aimant ordinaire en fer à cheval. Il est clair [|ue l'on peut donner ainsi à l'axe de la substance transparente et au rayon lumineux telle direction que l'on voudra par rapport au plan de symétrie de l'électro-aimant, et, conséquemment, par rapport à la direction de l'action magnétique; mais il n'est pas moins évident que, pour la rigueur des expériences, il importe que l'action magnétique soit constante en grandeur et en direction dans tout l'espace qu'occupe la substance transparente. Cette condition n'est pas satisfaite lorsqu'on emploie les électro-aimants cylindriques qui >e trouvent dans les cabinets de physique; on y satisfait aisément m fixant au-dessus des bases de ces électro-aimants doux fortes armatures de fer doux, présentant en regard l'une de l'autre deux bords rectilignes et parallèles d'une assez grande étendue. Dans mon appareil, ces deux bords rectilignes avaient îG centimètres de longueur, et étaient séparés par un intervalle de 8 centimètres; je me iuis assuré, par les moyens indiqués dans mon précédent mémoire. ]ue l'action optique et l'action magnétique étaient sensiblement instantes dans toute l'étendue du rectangle dont ces deux bords •ectilignes seraient les bases , ainsi qu'un peu au-dessus et un peu m-dessous.

Le rayon lumineux, réfléchi horizontalement par un hélioslat et >olarisé par un prisme biréfringent, conservait une direction iuvaiable; il arrivait normalement sur la substance transparente, qui fardait aussi la même position. L'électro-aimant seul était mobile et ournait autour d'un axe vertical passant à peu près par le centre de a substance transparente. Au commencement de chaque série d'ob- ;ervations, le plan de symétrie de l'électro-aimant étail parallèle au •ayon lumineux; on le faisait ensuite tourner d'un angle quelconque; nais, afin de corriger les erreurs qui auraient pu tenir à un défaut de ►ymétrie dans l'ajustement de l'appareil, on répétait chaque obserration deux fois, en faisant tourner successivement l'électro-aimant l'un même angle à droite et à gauche de sa position primitive.

Les résultats des expériences peuvent, ainsi que je l'ai annoncé )lus haut, se formuler d'une manière très-simple. Quelle que soit a direction du rayon lumineux par rapport à la direction de l'action nagnétique , le phénomène optique observé n'est jamais qu'une rota-

(ion du plan de polarisation, et cette rotation est proportionnelle au cosinus de l'angle compris entre les deux directions dont il s'agit, proportionnelle, par conséquent, à la composante de l'action magnétique parallèle au rayon de lumière. J'ai vérifié cette loi sur les substances étudiées dans mon précédent mémoire, le verre pesant, le flint ordinaire et le sulfure de carbone, et j'ai étendu mes expériences jusqu'à des angles de 80 degrés, compris entre la direction du rayon lumineux et celle de l'action magnétique».

SUR

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DEIXIEMK PARTIR.

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