III) P=™( W -*S
O Gel instrument donnait immédiatement les dix secondes et permettait d'apprécier avec certitude les cinq secondes.
Pour comparer ces diverses formules à l'observation, il suffit de chercher des expressions empiriques qui représentent exactement les indices observés pour chaque substance et de les appliquer au
calcul de -77 • Des expressions à trois termes, du genre de celles
qu'on déduit de la théorie de la dispersion de Cauchy, m'ont paru les plus commodes et les plus exactes. Elles m'ont servi à calculer les nombres suivants :
I Formule (I). . 0,589 0,760 1,000 i,a3/i 1,718 Formule (II).. 0,606 0,77*3 1,000 i,qi6 i,64o Formule (III). 0,943 0.967 1,000 i,o34 1,091
(Formule (I). . 0,617 0*780 1,000 i,qio i,6o3 Formule (II). . o,6q3 0,789 1,000 1,900 i,565
( Formule (III). 0,976 0,993 1,000 1,017 i«o4i
Il est clair que la formule (III ) est absolument contraire aux observations, que la formule (II) s'en écarte beaucoup, et que la formule (I), qui parait y convenir dans le cas du sulfure de carbone, n'y satisfait en aucune façon dans le cas de la créosote. La discussion des données numériques de l'expérience montre que pour établir une coïncidence entre la formule (I) et l'observation, dans la cas de la créosote, il faudrait supposer une erreur moyenne de quarante minutes sur les mesures des rotations; et même, si l'on rétablissait ainsi l'accord pour les raies G et D, on augmenterait le désaccord pour les raies F et G, et vice versa.
Aucune des théories proposées jusqu'ici n'est donc confirmée par l'expérience. 11 y a plus : on peut affirmer, ce me semble, que le développement du pouvoir rotatoire magnétique n'est pas le résultat d'un mécanisme unique, le même dans tous les corps, et troublé seulement par les causes d'où résulte le phénomène de la dispersion. Ge mécanisme inconnu a sans doute un caractère commun dans tous les corps, puisqu'il paraît que dans tous les corps les phénomènes suivent approximativement la même loi; mais il doit aussi offrir des particularités spéciales à chaque corps , que la connaissance des propriétés optiques est insuffisante à faire prévoir.
11 reste d'ailleurs établi que l'existence d'une grande dispersion
a pour conséquences des perturbations sensibles de la loi simple du carré des longueurs d'onde, sans être la cause unique de ces perturbations. C'est ainsi que l'existence d'une forte réfraction a pour conséquence habituelle un fort pouvoir rolatoire magnétique, sans que ces deux propriétés physiques soient dans une relation constante l'une avec l'autre.
SLR
DEVELOPPEES DUS LES CORPS TRANSPAIIESTS