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UN MONUMENT DE L'ASTRONOMIE GRECQUE

Pourquoi Alexarque conféra-t-il le nom d'Oipavfîat aux habitants de la ville qu'il avait fondée près du rivage du golfe Strymonique? Ce nom peut avoir été choisi en raison de Télévation des rochers sur Jesquels subsistent encore les restes d*uQe acropole, élévation qui en faisait comme une demeure céleste. Les préoccupations astronomiques d' Alexarque ressorlent encore de la lettre singulière, conservée par Athénée, dans laquelle le iiJs d'Anlipater, s'adressant aux magistrats do Cassandria, leur déclare qu'il les considère comme des enfants du Soleil : tobç ifiXioxpetç dm (1).

La muse Uranie, devenue la divinité éponyme de la nouvelle cité, oiïre, sans doute, tout au moins extérieurement, quelques rapports avec TAstarté, ou Venus cœlestis^ que les Macédoniens avaient eu le temps de connaître, soit pendant leurs voyages, soit pendant leurs expéditions en Phénicie et en Mésopotamie. Mais, au point de vue purement grec, Uranie a une importance qui n'a pas encore été suffisamment mise en relief, et que font pourtant entrevoir les compositions dont est décoré le célèbre vase peint de Clytias et Ergotime, conservé au Musée des Antiques de Florence. C'est là un sujet qui ne saurait être traité ici d'une manière nécessairement incidente, car il implique Tétude et la production d'une série de monuments assez considérable, au nombre desquels devra désormais compter le tétradrachme publié par M. Julius Friedlffnder.

1) Vhi supra.

Monuments antiques découverts dans les terrains

du cimetière Saiiit-MarceL

(Extrait du tome V (h^ série) des Comptes rendus des séances de V Académie des inscriptions et belles-lettres, 1877, pp. 129-130.)

M. de Longpérier annonce à rAcadémie, de la part do M. Vacquer, inspecteur des fouilles archéologiques delà Yillo de Paris, la découverte de quelques monuments antiques qui vient d'être faite dans les terrains du cimetière Saint-Marcel, non loin des restes de la vieille tour. En creusant le sol pour établir les fondations d'une maison, à l'angle de l'avenue des Gobelins et du boulevard, on a mis à découvert plusieurs tombes des iv« et v* siècles, quelques fibules cruciformes de cuivre doré, des vases de terre à couverte rouge et dps ampoules de verre blanc. Sur le flanc d'une des tombes dont il ne subsiste qu'une moitié, creusée dans un énorme bloc qui avait déjà servi à un autre usage, on lit, en très beaux caractères de 18 centimètres de hauteur et profondément gravés, cette portion d'inscription :

MADIEC

C'était, suivant M. de Longpérier, un fragment de quelque frise sur laquelle, lorsqu'elle était complète, on voyait: Porticu}ît adjec[itj formule qui n'étonnera pas les épigraphistes, et qui dénote l'existence sur ce point, ou du moins dans le voisinage, de quelque grand édifice. Un autre sarcophage a été creusé dans une borne milliaire, et forme ainsi une tombe cylindrique

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