C. ne peut pas représenter Claudius
(3) La couronne de laurier est nouée à Taide de rubans ou lemnisquest Les empereurs romains ne portaient pas le dladënle) qui était le symbole do la royauté, et qui leuif e&t donné le caractère de tyrans où de princes bar^ baresk
« Mon cinquième coin représente une déesse assise, avec celte légende verticalement gravée à droite : JUNO . J... (1).
i< Il y avait là sept coins en tout : deux sont aux mains d'un amateur qui m'a devancé ; je n'en ai que les empreintes. Ils ne paraissent pas avoir eu jamais d'inscription. Mais au type, encore plus qu'à la présence de ses trois successeurs, je n'ai pu me défendre de reconnaître là l'empereur Auguste. Ce coin représente une grande et belle figure, non plus avec la couronne de laurier, mais avec la couronne radiée à cinq pointes, réservée aux empereurs divinisés. Deux étoiles formées de six rayons s'étalent à la naissance du cou, l'une en avant, l'autre en arrière (2).
« Le septième coin était le revers de celui-ci. Il porte un bélier informe, emblème des sacrifices offerts à la divinité d'Auguste (3).
(c Mais ces coins sont-ils authentiques? Et alors, comment se sont-ils trouvés là? La fidèle reproduction des types si connus et la présence d'une tuile romaine, épaisse et à rebord, ne permettent guère de mettre en doute l'authenticité de ces coins.
« Quant au reste, on sait que les Romains battaient monnaie jusque dans leurs expéditions militaires. Rien n'empêche de supposer au centre des Aulerci Brannovices de César le passage de leurs armées qui ont tant sillonné notre Gaule avant Constantin. Aussi remontons-nous tout naturellement à l'origine du trésor que nous signalons. » *
Cette nouvelle, a été reproduite dans le Journal des Débats, le Constitutionnel, la Patrie du 4.
(1) Retournez la Icgeudo, et au lieu de fONAf, lisez PONTIF (MAXIM), revers bien couiiu de Tibère.
(2) C*e8t, sans aucun doute, le revers d'une monnaie d'or de Caligula qu'on peut voir gravée dans les Numismaia aurea de Cavlus, pi, V, n» 78; revers eii effet sans légende.
Il ne faudrait pas dire que la couronne radiée est réservée aux empereurs divinisés. Cela ne peut s'appliquer qu'à Auguste. Néron et presque tous sus successeurs l'ont portée de leur vivant.
(3) Vraisemblablement, il s'agit du capricorne faisant allusion à la naissance d'Auguste. Ce n'est pas le revers de la tète qui précède.
Nous avons déjà eu occasion de faire remarquer avec quelle négligence les journaux traitent les questions de niunismatique.
En voici un nouvel exemple. La découverte de coins antiques est fort intéressante ; mais la description qu'on vient de lire laisse grandement à désirer. Sans avoir vu ces objets précieux, nous pouvons déjà faire quelques remarques au sujet des iaterprélations fournies par le Journal de Saône-el- Unn.
NOTE