‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 152 sur 280 · PU · texte numérisé non relu

PU

Deux canthares décorés de masques scéniques : Le Prévost, pi. xtii, si^' et XV, 1.

Uu masque de jeune Faune, avec chevelure et tourné de profil, se voit au?si mêlé aux sujets qui décorent le vase consacré par Domitius Tutus : le PréTcisl, pi. XI.

(4) Coupe peu profonde de laiton plaqué d'argent, au Cabinet des médailiei;

VASK D'ARGENT ANTIQUE. 421

Rhône entre Vienne et Lyon, ou à Aîro (Landes), sur les bords de TAdour (1) ; à Lillebonne (2); à San-Donino, près do Bologne (3); à Bavay(4). JV réunis trois autres vases d'ar-

iMirds reuvoraés, décor sur le bord intérieur : léém, de VAcad, de% Inscr.^ t. XX, 2* part., pi. xvi; Chabouillet, Catalogue, n» 2876.

(1) Petit vafte d'argent profond, au Cabinet des médailles : Mém, de CAcad. dt^s Inscr.^ t. XX, 2« part., pi. vi, n» 6; Chabouillet, Catalogue, n» 2879.

2) Expojtition universelle de §867, Catalogue de Vhistoire du travail, p. 59, II*' 749 : «« Petit plat d'argent de forme elliptique. Tout le rebord est décoré de symboles bachiques, masques, tbyrses, cistes, pcdum, animaux ciselés eu ri'lief. Le de&sous offre une inscription gravée à la pointe en caractères cursifs. lue croûte d*oxyde en cache une partie, et ou ne distingue qu'une fin de mot ....T1SEVS. Trouvé à Lillebonne, appartenant à M. Lemaisire, k Lillebonne. » Vov. sur la découverte d'autres vases d'argent au hameau de Beaumesnil, près Saint-Jouin-sur-Mer : A. Cochet, La Seine^Inférieure historique el archéolo- ^iV/Mi", p. i85 et 523.

(3) iVon. inéd de Clnst. Arch.^ t. I, pi. XLv; Annal., t. IV (i832), p. 304 ot s., mémoire de G. Bianconi.

Trois tasses d'argent, dont la plus grande porte à Textérieur nue décoration (*niiiposée de quatre masques de profil, adossés à autant d'auiels et alternant avec quatre victimes, bélier, biche, taureau et lion. Bianconi suppose que les vu>r;^ de San-Donino auraient été enfouis à la même époque que le fut le trésiir de Cadriano, c'est-à-dire au temps do Sylla, et d'une façon plus précUe de 700 & 703 de Rome (5i à 49 av. J.-C).

(4} Collection Charvet. Masque barbu à gauche contre un autel; devant, un pedum sur un siège; le tout entre un bélier et un cerf. Masque de femme d droite contre un autel: devant, thyrse sur un siège; singe; arbre; bélier à droite: objet indistinct sur un siège. Masque de Pan ù gauche contre un autel: sanglier assis à droite. Masque de femme à droite contre un autol ; thyrse 'Sur un sièse; singe. En dessous est l'inscription que nous reproduisons en facsimilé :

>a«ia Sucesi, Cf. les estampilles de poteries rouges : SVCCESSI à Montans Tarn), SVCESI à Poitiers. 5» cliché Sattia Salnna et Satia Heliane dans les inscriptions de Lyon (Boissieu, p. 358 et 508); Satia Mijrtale à Nîmes (Oruter, p. 740, n« 10; Miiralori, p. iicclxxvi, n«» 2); Sattia Silvia h Bénéveut (Gruter, p. 6%, n» 9); Sattia Januaria (Muratorl, p. mcd, n» H) : Sattia Marciana (Muralori, p. MDLViH, n* 5): Sattia Victorina (Gruter, p. 610, n« 9). (Ce plat est décrit el figuré dans le catalogue de vente de la Collection

gent dont la provenance est inconnue : l'un de Tancienne collection Foucault, au Cabinet des médailles (1), portant en dessous une inscription à la pointe, dont le fac-similé est ci-

joint; Tautre, de la collection Campana, au Louvre (2), avec par dessous Tinscription Pitula (3) Proculi; le troisième enfin

publié par Caylus (4). Le P. Joseph Khell signale encore un monument de la même classe (5) et Montfaucon en donne un qui appartenait de son temps à don Emmanuel Marti, doyen d'Alicante (6).

Charvei, 1883, a° 1836, mais il Q*y est pas fait mention des noms gravés en dessous & la pointe. F. L.}

(1) Montfaucon {L'antiquité expliquée^ t. I, 2« part., pi. clxvh, p. 259; Cbabouillet, Catalogue, n» 2878.)

Huit masques; trois barbus, dont un chauve; six de profil, deux de face; pedum et thyrse en lance. Priape en Hermès ; petit Satyre capripède portant un cbevreau sur son épaule; Vénus de face tenant une zona et un miroir; bélier couché; divers plats, fruits, petits cippes.

(2) Cataloghi del Museo Campana^ cl. UI, n» 266.

(3) On connaît le nom propre grec IIituXo; ou IIituXoc : Castellus, Inscr. SiciL, p. 236, n» 38; Cot-p. insa\ grxc.y n© 5362; Coumanoudis, 'ETciypaç. ÏWrc*, M^laoToi, 1860, no 66.

(4) Recueil (tantiquitéSf t. I, p. 157, vignette de tête de page. Cf. un antre vase d'argent avec deux zones de reliefs, publié également par Caylus, t I, pi. Lxxxvir.

(3) Ad. numism, imperat. roman, siipplem, (Vienne, 1767, in-i»), p. 15.

(6) Supplément à VAntiquité expliquée, t. II, pi. xvii.

Coupe. 1» Masque et rat ; chèvre broutant, 2» Masque et pyrinx ; chèvre courant. 3<> Masque et autel, panthère (?) courant. 4» Masque et syrinx; chien courant.

Les masques qui, au nombre de six, sont distribués symé- Iriquement sur le rebord de la coupe de M. le baron Seillière, (iffreni une analogie sensible avec les têtes qui se voient âui' une graïide quantité de tétradrachmes frappés en Asie Mineure (1) vers l'époque de Mithridate YI, c'est-à-dire au r siècle avant notre ère (2), et donnent lieu à une utile

(l) Alesandria Troaa : Mionnet, Supplément, t. V, pi. v, no 2. Ténédoa: Brandis. Bas Mûnz-Mass-und Gemchtswesen in Vorderasien, p. 447. Parium de Mysie : Combe, Mus. Hunter, pi. xu, no 17. .Egée d'EoUe' : Mionnet, SuppL, t. VI, pi. u, n© 1. Cvmé : Mionnet, SuppL, t. Vï, pi. «, no 2; Brandis, p. 448. M'mna : Mionnet, Suppl, t. Vï, pi. n. no 3, Brandis, p. 449. Lèbèdus d'ionle : Mionnet, SuppLy t. VI, pi. vu n© 2, Magnésie du Méandre : Combe, Mus, Hunier., pi. xxxv, no 9; Mionnet. Suppl.,

l. VI, pi. iT, n» 2.

Smyrne : Mionnet, Suppl, t. Vï, pi. v, no 4. Alabanda de Carie; Mionnet, SuppLy t. VI, pi. vi, n© 6. Antioche de Carie : Mionnet, SuppL, t. V, pi. vu, no 1. Moagèle, roi de Cibyra : Mionnet, Suppl,, t. VU, pi. xii, no» 3 et 4 (Moagète (ut vaincu en 670 de Rome, 84 av. J.-C).

Non» n avons pas de tétradrachme de Pergame du môme style avec tête lie divinité, parce qu'aux époques qui virent émettre ces monnaies, la ville frappait au nom des Philélères, et ensuite se trouvait sous la domination romaine. Mais il est sensible que les cistophores, avec les pièces impériales qui Ipur font suite, se rattachent pleinement à la manière monétaire dont nous |»arU»ns. Le tétradrachme de Parium nous représente ce qu'eût été un tétradrachme autonome de Pergame.

Les tridrachmes cistophores qui portent des noms de Romains (Pinder, />A<r die Cistophoren, p. 567-371) embrassent la période qui s'étend de l'an 693 de Rome (6i av. J.-C.\ à 706 (48 av. J.-C). Mais les textes de Tite-Live (XXXIX, 7; XXXVII, 46, 58 et 59), nous montrent ces monnaies Bgurant pu quantités énormes parmi les dépouilles rapportées à Rome en l'nn 564 (190 av.J..C.). Les types dionysiaques étaient donc en plein cours lorsque régnait Titrole des ciseleurs d'argent.

Cf. encore, dans la Grèce européenne, les tétradrachmes do : Histiée d'Eubée : Mionnet, Suppl., t. IV, pi. xn, n» 1; Syros (?) : Mionnet, SuppL, t. IV, pi. xu, no 2: /acynthe : Combe, Mus, Hunier,, pi. lxii, no 21.

(2) Les tétradrachmes d'Alexandria Troas portent des dates qui vont do 175 à 16 av. J.-C; vov. J. de Witte, Rev. numismaiique, 1858, p. 1 et s.

Une trouvaille faite à Salonique comprenait : Le tétradrachme macédonien publié par Bompois, pK I, n*- 1-3(120 av. J.-C); des tétradrachmes do Milhridate VI avec les dates de 207 et 208 de l'ère du Pont (91 ot 90 av. J.-C.); l'Ariaratbe do Cappadoce aux types de Mithridate; des lélrmlrachmos d'Alexau- .Iria Troas aux dates 206 et 213 (106 et 99 av. J.-C); lo tétradrachmo do Tont^dos a la télo double: le tétradrachme d'Abydos; le tétradrachme de Thûsos a VHcrcule. Cf. la trouvaille de llle de Marmara, dont M. Waddington u rapp<irté l'enfouissement ii l'an 100 av. J.-C ; Bev, numism., 1865, p. 23 ot ».

424 VASK D'ABT.KNT ANTIQLE.

comparaison. Je pense que le transport à Kome des trésor. d'Altalc, roi do Pergamc {!), a exercé une grande influent sur l'art de l'Italie et de la Gaule (2). « La conquête de l'Asie. dit Pline (3), introduisit le luxe en Italie. En effet, h: Scipion. dans son triomphe, fil montre de 1.450 livres pesant d'argeiii ciselé et de 1,500 en vases d'or, l'an de Rome !i6o (189 avani J.-C). Mais ce qui porta un coup encore plus rude aux mœur;. co fut la donation qu'Attale fit de l'Asie. » Il fait donc Ai- la ciselure des vases d'argent et d'or, art qu'il dit perdu de son temps (4), et où, du moins, ceux qui l'exerçaient, coniiiw Zénodorc l'Arverne, s'attachaient à copier les modèles grws plus anciens (5), une industrie essentiellement asiatique, àonl les produits avaient pénétré à Rome à la suite de l'acquisition de la province d'Asie. C'est, en elFet, dans celle coiilr^'i' qu'avaient flori les maîtres dont il vante les œuvres en r<' genre : Mentor, dont les vases avaient péri dans l'incendie à» temple de Diane à Ephfesr ou dans celui du Capiloli' 't>. Acragas, dont on avait une chasse de grande réputation sur des coupes (7).

La coupe de M. le baron Seillière présente, sous le [ii«l et sur le rebord, diverses inscriptions tracées à la poinli' Au-dessous, ce sont deux noms dans une cursive que noo* reproduisons en fac-similé : Tiii (8) Ditri et liegi Venetimi. Le

{!] Encan dc8 trésors d'Attale, ù Uomc en 132 av. J.-C. : Plin,, Bia mI.. XXXIU, 53. ^

{2] Ou doDDiLit lu uuni d' n étoffes AtUlique^ » h rpIIcs ilau» lesquelles iiu faisait outrer <le l'or en lila : P!ln., Vlll, 7t, 2; XXXIU, 19, 5; XXXVl, !t. ticf. XXXIII, 53, 2; XXXV ; 36, 31 .■! iO, 8: XXXVUI. 5. S.

Page 1