MONNAIE D'OH
arabe a été frappée a Ceuta dUiâiL JUSJ=sl^j en Fan de i : gire 414 (26 mai-s 1023 ou 14 mars 1024 de J.-G.) (I).
La monnaie d'or de Yahia que possède la Bibliothèque : périale est extrêmement rare ; car dans le cours de mes rerhc ches en Espagne, je n'en ai trouvé qu'une seule, aussi frap:* à Ceuta et qui faisait partie d'une collection déposée chez u notaire de Séville après la mort de l'antiquaire qui Tavait l mée. Conde, dans son Mémoire sur les monnaies arabes^ a j blié un dinar de Yabia frappé à Ceuta, qu'il a pris à tort p. une monnaie d'El Ilakem fabriquée à Zehra. La gravun- •; accompagne ce Mémoire, quoique très incorrecte, démoc. suffisamment l'erreur dans laquelle est tombé Thistorien v^w gnol (2) ; je n'ai toutefois pu retrouver cette pièce à Madrid
Du moment qu41 est établi que la monnaie de Raimon es* copie de celle de Yahia, il devient impossible de Tattribuer un des comtes de Toulouse. Il suffit, pour s'en convaincre. <J se rappeler la chronologie de ces princes :
Raimond I" 832 — 864.
Raimond II 918 — 923.
Raimond III 923 — 950.
Raimond IV 1088-1100.
Les trois premiers sont antérieurs à Yahia, et, par o! même, écartés de la discussion; le quatrième n'arrive que soixante ou quatre-vingts ans après le roi de MaJaga, et il nV-' pas probable qu'une monnaie aussi peu répandue que le^ dinars de Yahia attirât, après tant d'années, l'attention desimr tateurs. C'est la monnaie du temps, la monnaie en circulation que Ton a intérêt à copier. La belle pièce d'or du roi de Mercie OlTa, que j'ai publiée dans le Numismatic chronicle de 18 il contient, dans sa légende arabe très légèrement altérée, la dalc
(1) Voy. Revue num,, 1830, p. 433, et Documents numism, pour servir « tkfs^. des Arabes d'EspagHCy in-i», 1851, p. 9. — T. I des Œuvres de A. de Lon^'^ rier^ p. 426.
(2) Memorias de la Real Academia de la Historia^ t. V, 1817. Mem, sotrfk moneda arabiga y en especial la acunada en Espana por los principes Mutulmânes, p. 252, pi. I, u» 8.
DE KAIAION, COMTE DE BARCELONE. 33a
157 qui correspond à Tannée 774 de J.-C. et OlTa a régné de 7S5 à 796 ; c'est-à-dire que la monnaie du khalif do Bagdad, copiée en Angleterre, avait été fabriquée pendant la vio même d'OfTa. On peut remarquer encore que les grands dinars arabes cU Alphonse VIII, les marabotins alfomitis^ sont des imitations de la monnaie du roi de Mursie son contemporain.
Examinons maintenant auquel des Uainion de Barcelone notre monnaie d'or peut être attribuée. Voici la liste de ces seigneurs :
Raimon Borrell 993—1017.
Béranger Raimon 1017—1035.
Raimon Béranger 1035— 107G.
Raimon Béranger II 1076-1093,
Raimon Béranger III 1093—1130.
Raimon Béranger IV 1130—1162.
Le premier n'a aucun droit à une monnaie imitée du dinar de Yahia. A partir de l'an 494 de l'hégire (1100 de J.-C.) la monnaie d'or des Almoravides, plus belle que celle de leurs prédécesseurs, se répandit dans toute TËspagne et bientôt après dans le Midi de la France sous le nom de marabotins (1 ) et les princes chrétiens n'auraient eu garde d'imiter alors les petites monnaies du roi de Malaga. On pourrait donc hésiter entre les comtes qui ont possédé Barcelone depuis 1023 jus- ({u'en 1100. Mais je pense qu'il faut s'en tenir à Béranger Raimon (1017-1035), contemporain de Yahia. Son père, Raimon Borrell, et son oncle, Ërmengaud, avaient été les alliés de Mohammed el Medhi; et c'est. grAce à leurs secours que ce dernier avait vaincu Soléiman dans la bataille d'Abkat-el- Bakar. La sœur de Béranger Raimon avait épousé un prince normand, nommé Roger, qui, en 1018, avait obligé les nmsulnians à demander la paix, el, lorsqu'on 1023, le jeune comte de Barcelone prit les rênes du gouvernement, il a pu se trouver en relation d'amitié avec le roi hammoudite de Malaga
(1) Voy. Hexnie nu m., 1844, p. 288, et Trét. de nufti., art monéL, p. 129. - P. 168 du prét^eul voluiui*.
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et iuauguror son avènement ea frappant de la monnaie ri'. Au reste, l'histoire de ces temps de troubles est fort obsra' ce n'est que lorsque les ouvrages arabes relatifs à l'Ii^pa. auront été coniplëtemcnt étudiés que l'on pourra savoir à iR' pai'li se rattachait cbacun des princes chrétiens. Je dois hiremarquer encore que c'est bien la monnaie de 414 que Rain a imitée, car sur les pièces d'argent de Yahia de 415 et de i'' on no trouve plus le nom de .o^Upi Casem . Ce nom est disf--singulièrement, comme je l'ai déjà fait obsencr ; [d se voit * '. première ligne, et .^jli après le symbole religieux; un din^ du prince Almoravidc Ali bon Youssef , frappé à Grenade n o4o, oiTrc un fait analogue. Cette curieuse pièce qui esîstediïla collection de M. .Vlexandre de Saint-Laumer, porte le d> * — ■l[o, àtali/i, dont la pi-emièrc syllabe |^ est gravée tlï. côté de la nionnoie, au-dessus du symbole religieux. <;t . seconde ^ai est reléguée à lu dernière ligue du revers.