C2 MONNAIES DE LOUIS XI
deliséo au centre de laquelle est un P. Point sous la prem: lettre. Écti sol d'or. Poids, 3f%40. (PI. VII, n^ 3.)
+ LVDOVICVS DEI GRA FRANCORVM REX. Trois fleun lis sous une couronne. E dans TR de REX.
i^. SIT NOMEN DOMINi BENEDICTVM. Croix ncurd^li* au centre de laquelle est un P. Gros dargeni. Poids. 3^.* (Pl.VII, n°4).
Couronne au commencement de la légende LVDOVIC'^S FRANCORVM REX. Trois fleurs do lis dans un cnlouragre ft»ni de trois cintres; au-dessus, un soleil. Point sous la premi^* lettre.
]^. SIT NOMEN DEI BENEDICTVM. Croix dans un ent rage formé de quatre cintres. Au centre de la croix, un P, Po^ sous la seconde lettre. Blanc au soleiL Poids, 3^,56. (PL VII n» S.)
Le style un peu rude de cette pièce rappelle tout à fait c» .î. des grands blancs du Béam.
LVDOVICVS FRANCOR REX. Dauphin surmonté d'une ca ronne.
Fleur de lis au commencement de la légende LVDOVICVS FRANCOR REX. Dauphin.
v^. Fleur de lis au commencement de la légende SIT NO- MEN DEI BENEDITV. Croix cantonnée de deux fleurs de li^t de deux couronnes; P au centre de la croix. LiarH^ 4^,1; (PI. VII, n« 6.)
+ LVDOVICVS REX, astre. Deux fleurs de lis et un P.
i^. + SIT NOMEN DEI. Croix au centre de laquelle est unF dans un entourage formé de quatre cintres. Denier. (PI. VD. n« 7.)
On trouve encore dans le Traité de Le Blanc, parmi I»monnaies de Louis XII, la figure d'une petite pièce de bill^-r dont voici la description :
+ LVDOVICVS FRANCORV REX. Deux fleurs do lis et aih dessous, un P suivi d'une croisettc (il s'en trouve une aus^i sur Técu d'or décrit plus haut}. Un P et une -{- (appartenant ab mot pax altéré) se voient de même sur les deniers de Morla^
FRAPPÉES A PERPir.NAN. 363
i^. Fleur de lis commonçanl la légende SIT NOMEN DNI BENDITVM. Croix au centre de laquelle est un P, dans un entourage formé de quatre cintres. (Voy. pi. VII, n** 8.)
Le Blanc donne cette pifece comme étant un patard de Provence». Mais il no dit point sur quel document s'appuie cette attribution.
M. (^onbrousc reproduit dans son Catalogue des monnaies de France (2* partie; monnaie tournois, p. 46, n° 582) Tattribution de Le Blanc ; mais la description de la pièce, qu'il indi* (|ue comme existant à Tllôtel des Monnaies de Paris, est abrégée de façon qu'on ne puisse savoir si les légendes sont conformes à celles qu*avait fait graver l'auteur du Traite des Monnaies,
Le dernier que nous avons trouvé dans le médaillier de rifrtlel des Monnaies, a pour légendes LVDOVICVS REX et SIT NOMEN DEI. II porte, au-dessous des deux fleurs de lis .un F sans croisette, et au revers un P est placé au centre de la croix, ce qui forme, à ce que supposait M. Combrouse, une espèce de chrisme; cette pièce ne dilTîM'e de C(»lle qui est gravée sous le n*" 8 de notre pi. VII, qu en ce que la légende Ludovicns rex est suivie de deux points de forme trifoliée au lieu d'un astre.
Il parait certain que c'est la lettre P qui a conduit Le Blanc à considérer cette pièce comme frappée en Provence. Mais il est & remarquer que les monnaies fabriquées dans ce pays donnent au roi le titre de comte. D'ailleurs, le véritable /^fl'/flrrrf a été retrouvé, et il a été décrit dans Texcelh^nt catalogue de la c()lli»ction de M. Rignault. rédigé avec tant de soin par Delomhardy (1).
Si Ion admet avec nous qu(* le denier gravé dans le Traité de Le Blanc a été frappé à Perpignan, il devient impossible de Taltribucr à Louis XIL puisque ce prince n'a pas possédé le
(1) Catai, dot monn, franc, d^ la coilert, de M, Rignault, comprenant iex monnaies royales et nationales d'argent, de hillon et de cuivre, depuis U ,\7/* siècle jusqu'en IH4S, avec tes attri/futionii de temps et dt* tt>u et le i*émmé des ordonnances qui intéressent leur fatjrication, p. 32, n» 235. Pari», 1848, in-8».
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Roussillon qui ne revint à la France que sous Louis Xi en 1642.
Le gros d'argent que nous avons décrit plus haut (pi. V n' 4), ainsi que le denier figuré par Le Blanc, s'il porte rlement la légende Sit nomen dni benedictum peuvent avoir • frappés cntro 1 462 et ! 473. Quant à Vécu d'or, au grand hlet au denier qui tous trois portent un soleil (pi. VII, d" 3. ."." ils sont nécessairement postérieurs à l'ordonnance du 2 i vembrc 1475, publiée huit mois après la capitulation de P> .-: gnan. Malheureusement, nous n'avons pas encore retrouva '■ ordonnances qui concernent la monnaie française du Rod?lon. La légende Sit nomen dei benedictum constitue un ir. distinclif auquel il faut faire attention.
On peut remarquer encore les formes Beneditu et Bendiu qui se rapprochent tant du Bendita espagnol, et con\'ienE ■ si bien à la contrée où nous pensons que les liards de Loui'i V ont été frappés.
( Extrait du lotiir 11 (nouvelle sôric) de lu Rcvw numisniaUque^
1831, pp. 319 345.)