MONNAIE D'ARGENT DE PHILIPPE DE ROUVRES. 3S
Co denier, dit M. do Barthélémy, parait fort rare, ce qui n'a rien d'étonnant, puisque Philippe ne frappa à son nom que de 1360 à 1361.
Un cahier des archives de Bourgogne, analysé par notre savant collaborateur, dit que le roi Jehan fut baillistre dicelui jeune duc, et comme baillistre y et pour ce^ et ou nom du dit jeinie duc fist forgier et monnoyer en ladite monnoye de Dijon, « Mais, ajoute M. do Barthélémy, ces termes sont fautifs; le roi Jean frappait monnaie en Bourgogne comme tuteur de Philippe P', mais au coin royaly ainsi que le prouve non seulement Tusage à cette époque, mais aussi des documents contemporains. En effet, c'est co qui résulte dos chartes données en 1350 et 1354 : dans cotte dernière on voit ce passage, qui no peut laisser aucun doute : « Monetam nostram propriam cudere inceperimus, a tempore quo ballum predictum habuimus, et oodem ballo durante cudere facere intendamus. » On remarque en outre qu'on 1359, la rançon payée par les Bourguignons aux Anglais était comptée en moutons d'or, c'est-à-dire qu'un an avant la majorité de Philippe la monnaie do Bourgogne était au type royal (1). »
Un numismatiste distingué, M. Anselme Durand, conservateur du Musée de Calais, vient d'avoir Tobligeance de nous communiquer, en nous invitant à la publier, une précieuse monnaie d'argent qui nous paraît appartenir incontestable* mont à Philippe de Rouvres.
Au droit de cette pièce, on voit Técu de Bourgogne ancien (bandé d*or et d*azur de six pièces à la bordure de gueules) complètement couché et surmonté d'un heaume de face, muni de volets, timbré d'une couronne fleurdelisée, et ayant pour cimier un grand-duc ou chouette et un vol ; la légende circulaire est + MONETA. PHILIPI. DVCIS.
(l) Le roi JoQD, au rcrte» nVnti>mlaU pas continoer ceU(^ fabrication après la majorité de »on papille : « lotentioniB nostro non pxesUt, quod flnito dieto ballo dictam moDotam in dicto loco cadrée ampIloB faciamua, nec quod perhujuamodi ai* tutu cudendi, carisBimo filio nostro PhlUppo dnci Burgondie vel ejua successoribas aliquid prejudicium genertHur, ant nobis vel snccestoribua noatrls Rogibus Francie eju? novum acquiratur. « Dom Plancher, Uitt. gén, de Bour» yogne^ L II, preuves, p. ccxxxx.