‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 41 sur 280 · III · texte numérisé non relu

III

130 OBSERVATIONS

rnnlii|Liilé, ne prélendit lirer de l'inspection du Bacchus sans bras dos conclusions sur l'habileté cbirurgicale des Grecs.

La li^iue privée d'un bras n'est pas unique, l'absence de ce bras n'a rien de phénoménal; l'état de l'épaule, arrondie et lisse, n'est ni men'eilleux, ni inexplicable. La mylbologrie n'a aucun rtMe k jouer en cette alTaîrc.

Il s'a!<it d'une statuette dont l'épaule gauche était drapée ; ta ligure était assez grande pour que la draperie fût, dans ses |Mirtii-s liinibanles. détachée du corps, et assez petite pour que l'esparc laissé entre le corps et la draperie forçât le mouleur tlo coiislruîre une pièce de son creux de sable très peu résislaaU-. Kii pareil cas. il vaut beaucoup mieux couler la tig^urc onpltisioiirs pièces: l'épaule sans bras et sans draperie devient oxtrAmcnii-nt facile à mouler. Le métal en fusion n'a point à s'eni;a!:er dans un passage étroit, et ne rencontre pas de mince rl<nson qu'il puisse briser. D'un antre côté, le bras ^lAucht'. accompagiié de la draperie pendante, forme une pièce M part lo'.'uicoiip moins difficile à mouler nue fois qu'elle esl isitlée. I'.>'tle pièce était ajustée sur la tisiire au moyen d'une Miuduiv. Il hut consigner ici une obsen'atiun essentielle. Dans l'antiquii*'. la sondnre des objets d'argent et de bronze com- IHiaes de tlilTèrenles parties était faite an plomb. Le pris 1res tMpvô de l'ètain. qu'il Mlaît aller chercher dans les mers sep- Ion lrion:i)es. ue pcnoeltail pas d'employer ce métal à un usage itussi si'o.>ndain>. Or. le plomb s'oryde fort aisément, etToxyde do ptomli tombe eu poudre. D en résulte que. soit dans les li^tirt'^. >'<il dans les ustensiles de l'antiquité, les parties suudèoa M< <l,-t.ichent pivsque toujours. C'est pour cela que les l'olltvlion^ rvnft'nnent un si grand nombre d'anses de x'ases. lie masi-Mn,tns «l'applique, de grilles et d'autivs détails d'orueutvul.ition dt'iit il est tiiielquefviis assez difficile de déterminer t l'iiiploi primitif. L<'s fouilles qui pixMluîsent les monumoiits aiiii.juos ne sont pas touj'^iirs faites avec le soin nécessaire, l'-. l'Sjels tix^nx^s ne tombent pas frv^jaenunent entre Ivs iii.toi'' de îîvns caivtbles de dis.vnier les différentes parlies il lin loul, INiis. le (^>mnierw m- ch*rï«- de disperser ces di-

Page 1