ACTE III, SCÈNE VI. tiiS
Je crains pour mon époux ^ je tremble pour mou fils; Je ne puis immoler mon cœur à la patrie; Au plus grand des Romains j'ai consacré ma vie : Je l'aime; je le dois. Songez que mon époux Est un don précieux que j'ai reçu de vous.
Waimeriez-vous pas mieux, vous mère, vous sensible, Briller ainsi que moi de son éclat paisible, Que de voir votre fils proscrit, persécuté, Succombant sous les coups d'un sénat irrité?
CORNÉLIE
Vous me connaissez mjal : si l'on venait me dire: Caïus avec les grands va partager l'empire; Fatigué de sa gloire, infidèle à l'État, '.
Il a vendu le peuple à l'orgueil du sénat :
Honteuse d'être mère , et pleurant sa naissance , Je le désavoûrais, je fuirais sa présence; rirais dans un- désert, traînant mes jours flétris. Survivre loin de Rome ^ l'honneur de mon fils. Mais si Woxk mfajunonçait qu'il est mort ed grand homn^e,"" Eu se sacrifiant aux int^r^êts 4iç Rome,;. -, ,;; Le coupVserait affreux pour 0)0n;q(]pi^i^ géa^oi^iÇ^;/ ; Je mourrais* à$ douleur, XQais eM Ijappiaudissant : Je dirais; Sa vertu rie s'est point) démeMi^]; ;, ; Il a vécu trop p'eu^ pout* ii^i<, pour^ la patrie;,,. Mais, ce qui doibiaâ moins calmei: otupu d^^e^poir.i Jusqu'à SdË dermèfit jheifre il a .fait ^pn .devpir! *, ;
- /-UA ■ . .gjKa,ç.c H ii- «.....; !• r. .,,,-• Vous serez s^iâfait^ ^ rft votre fils , ipa .fnère y: ^^.
ai6 CAIUS GRACCHUS.
Mourra digtie de vous et digne de son frère.
LICïiriA.
Quel bruit se £siit entendre? et d'où partent ces cris?