‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 2)Chapitre 145 sur 259 · ACTE III, SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIL

Le perfide Drusus est tombé sous nos coups ;

Et, lorsqu'Opimius à le venger s'apprête,

No^ amis enlevaient leur illustre conquête,

Et criaiesit , en ^errant ton fils entre leurs mains :

ic C'est l'enfant de Gracchus, c'est l'espoir des Romains! »

GRACCHUS

Que ne vous dois-je pas, citoyens magnanimes!

FULVIUS

Opimius frémit ; il a besoin de crimes.

Nous avons des soldats; il a des assassins ,

Et je t'ai dévoilé ses sinistres desseins.

Déjà, réunissant leurs fureurs mercenaires,

Esclaves, affranchis, étrangers, et sicaires.

Grossissaient à l'envi les forces du sénat ,

Et vendaient au consul notre sang et l'État.

Sans doute à la victoire il ne faut plus prétendre;

Mais nous aurons du moins Fhonneur de te défencfre:

Le peuple que tu sers veut aussi te servir;

Et, s'il ne peut plus vaincre, il peut encor mourir.

GRACCHUS

La mort est pour moi seul.

LICINIA.

Opimius s'avance.

ai8 ICAIUS GRACCHUS..'

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