‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 2)Chapitre 158 sur 259 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Tj fus long-temps ensevelie.

Aux monts helvétiens Tell me rendit la vie;

Sur les pas du premier Nassau, Le Batave indigné , bravant la tyrannie ,

Triomphant des rois et des mers, Sur les flots enchaînés me fît une patrie; Franklin me transporta dans un autre Univers.

N'enviez point la Grèce antique, Et Rome, et lUelvétie, et l'heureuse Amérique. La Nation française a mieux connu ses droits : Elle a su proclamer, en bannissant ses rois.

L'unité de la République.

Vingt peuples, sur mes pas réunis en ce jour. Viennent dans vos remparts chercher un grand exemple.

La France est désormais le temple

Où je dois fixer mon séjour.

( La liberté s*ayance dans le camp , ainsi que les Génies qoi Tenvironnent, et vient s'asseoir snr un trophée d'armes et de drapeaux. Le nuage qui la portait remonte , et laisse voir, dans renfoncement, différentes nations du monde , remarquables par leurs costumes. )

( Entrée des Nations. ) CHOEUR GÉNÉRAL.

Vive à jamais , vive la Liberté !

Reçois nos vœux , chère et sainte patrie :

Nous jurons d'obéir, de donner notre vie,

Pour nos lois , pour l'égalité.

Que la France entière s'écrie :

Vive à jamais, vive la Liberté!

a4o LE CAMP DE GRAND- PRÉ.

LE MAIRE

Guerriers qui volez aux combats, En respectant les lois méritez la victoire.

La vertti fait les vrais soldats :

C'est dans la vertu qu'est la gloire.

Épargnez le sang des humains ; En conquérant la paix, sanctifiez la guerre; Les palmes sur lé frdnt, l'olive dans les mains,

Délivrez et calmez la terre.

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