SCÈNE V
FÉNÉLON, D'ELMANCE, HÉLOÏSE, AMÉUE,
ISAURE
d'elmaztgs.
Héloïse !
HiLOÏSE.
CWlui!
AMiLIEy ISAUBE.
Ciel !
HELOÏSE
Mon époux!
AMELIE.
Mon père!
HELOÏSE
Aimez-la bien, d'Elmance; elle a sauvé sa mèra
d'elmance.
O ma fille !
HELOÏSE
Embrassez l'enfant de notre amour.
Hélas ! loin de vos yeux elle a reçu le jour.
d'elmance.
Que vous avez souffert! Des monstres que j'abhorre..»
HÉhOÏSE.
Non, je n'ai rien souffert, si vous m'aimez encore l
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d'elmance.
Je prétends vous venger; la loi doit les punir.
H^LOÏSE
D'Elmance, je n'ai plus la force de haïr.
Mon cœur las de tourmens, fatigué de vengeance,
Est tout à la tendresse, à la reconnaissance.
( En lai montrant Isaone.)
Celle que vous voyez, par ses heureux secours, Dans le sein de l'abîme a prolongé mes jours; Elle a veillé sur moi, veillé sur Amélie; Mon sort sera le sien : c'est ma plus tendre amie.
ISAURE
Tant que j'existerai , puissé-je vous servir !
d':elmance.
En ce jour fortuné je dois tous vous bénir;
Vous surtout, Fénélon, grand homme, ami fidèle.
De la simple vertu rare et touchant modèle !
FÉNÉLON
Approchez. Devant Dieu j'unis vos chastes mains : Aimez-vous; c'est la loi qu'il impose aux humains. Cette loi pour vos cœurs sera toujours sacrée. Héloïse , oubliez une chaîne abhorrée :
Vous renouvellerez , au pied de nos autels , Des nœuds qui seront purs, qui seront immortels. Vos malheurs publiés vaincront le fanatisme ; La fin de vos revers confondra l'athéisme ; L'infortune, €» secret se nourrissant de pleurs,