SCÈNE III
HENBlI, ANNE DE BOULEN, JEANNE SEYMOUR, CRAMMER, NORFOLK,
COURTISAirS, PAGES, GARDES.
HENRI, bas à Norfolk.
Norris a tout promis; il est temps qu'il paraisse, a 3
JEANNE SEYMOUR
Voici le digne objet d'une auguste tendresse, Celle qui vit son front par vos mains couronné. Sire, présumiez-vous , en ce temps fortuné, Qu'à des liens si beaux vous seriez infidèle? Qu'un jour on oserait vous implorer pour elle? Un injuste soupçon la noircit à vos yeux.
Ah! bien loin d'écouter des cris calomnieux, A ses persécuteurs c'est à vous de répondre ; Un seul de ses regards suffit pour les confondre : Et d'une épouse en pleurs l'aspect toujours chéri Doit ramener sans peine un époux attendri.
HENRI
. Cet aspect, vos accents ont des droits sur mon ame. Et ce noble intérêt vous honore, madame:
Mais à l'empire entier je sais ce que je doi ; Les juges de la Reine ont paru devant moi.
ANNE DE BOULEN
Et que m'annoncez -vous?
HENRI
Que tout vous est contraire.
Sans doute on n'aura point l'aveu de votre frère. Les autres accusés...
O ciel! que dites -vous?
Les autres...
HENRI
C'en est fait; ils vous accusent tous.