‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 2)Chapitre 228 sur 259 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

TIMOLÉON, TIMpPHANE.

TIMOL^ON.

Viens.

TIMOPHA.NE.

Que veux-tu , mon frère ?

TIMOLÉON

Regarde ce tombeau: c'est là qu'est notre père.

TIMOPHANE.

Héros quand il vécut, il est entre les Dieux.

TIMOLÉON

Te rappelles-tù bien sa mort et nos adieux ?

TIMOPHANE.

Oui.

TIMOLÉON

Ses derniers conseils...

Étaient ceux de là gloire.

TIMOLÉON

Sont-ils profondément gravés dans ta thémoire?

TIMOPHANE.

Je me rappelle trop ces funestes momens.

TIMOLÉON

Près de son lit de mort , quels furent nos sermens ?

TIMOPHANE.

De chérir la vertu, de suivre son exemple.

37a TIMOLÉON.

TIMOLÉOW.

Mon frère, il nous entend; ^on regard nous contemple; Et d'un père expirant chaque mot est sacré.

Quels furent ses discours, et qu'avons-nous juré?

TIMOPHAWE.

Je te l'ai déjà dit.

TIMOLEON.

Est-ce tout?

TIMOPHA.NE.

Non, sans doute.

TIMOÏiÉOIf.

Le reste est loin de toi.

TIMOPHAWE.

Peux-tu le <Toire?

TIMOLÉON

Ecoute.

Tous deux il nous pressait dans ses bras languissans. C'est ainsi qu'il parla : « Soyez bons , mes en£uis ; « Obéissez aux lois; adorez la patrie. »

Est-il vrai?

TIHOPHANE.

Tu dis vrai : j'entends sa voix chérie.

TIMOLEON.

« Et si l'orgueil s'armait coatre la liberté, « Périssez pour le peuple et pour l'égalité. » Est-il vrai? ^

TIMOJRHANE.

Je l'avoue.

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