‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 2)Chapitre 40 sur 259 · LE COMMANDANT · texte numérisé non relu

LE COMMANDANT

Madame...

Injuste mort ! ta présence est funeste !

Ma fille, chérissez la mère qui vous reste;

sa HENRI VIII.

Mais chérissez toujours, songez à regretter Celle qui vous fit naître, et qui va vous quitter. Il faut partir. Adieu. (Elle s'éloigne.)

ELISABETH

Quoi! déjà tu me laisses!

AKNE DE BOULEN, revenant à grands pas.

Reçois, trop cher enfant, mes dernières caresses.

ELISABETH

O ma mère! où vas-tu?

AiriCE DE BOULEir.

Que lui répondre, hélas.!

ELISABETH

Reviendras -tu bientôt?

ANNE DE BOULEN

Je ne reviendrai pas.

JEANNE SEYMOUR, aux gardes.

Craignez d'exécuter la sentence cruelle.

Vous, soldats, vous, témoins de ma douleur mortelle. Vous qui la partagez , vous que j'entends gémir. Vous pleurez ! et pourtant vous osez obéir !

Reine, de trop d'horreurs je suis environnée! Mourante plus que vous , plus que vous condamnée , Je veux auprès du Roi précipiter mes pas:

Je vais , je cours à lui , cet enfant dans mes bras.

ANNE DE BOULEN

Bien loin de le fléchir, vous auriez tout à craindre.

JEANNE SEYMOUR

A sentir la pitié je saurai le contraindre.

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