‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 2)Chapitre 80 sur 259 · ACTE III, SCENE IL lai · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IL lai

LOUIS GALAS

Ah ! tendez-moi vos bras !

JEAN CALAS

De si loin ?

LOUIS CALAS

Cette pierre aidera ma tendresse. Oui , malgré ces barreaux , que ma bouche les presse : Sur ces augustes mains , sur ces bras paternels , Sentez couler des pleurs qui seront étemels.

JEAN GALAS

Apaise, mon cher fils, la douleur qui t'emporte. Adieu : de ma prison j'entends ouvrir la porte ; Je ne puis t'embrasser, mais je puis te bénir.

LOUIS GALAS

Un si cher entretien doit-il déjà finir?

JEAN GALAS

Que vient-on m'annoncer ?... ma sentence peut-être : D'une secrète horreur mon cœur n'est pas le maître. Pour tous les accusés , ô Ciel , entends mes vœux ! Si je suis seul proscrit, mon sort est trop heureux.

UNE VOI X , dans Finténear de la prison.

Suivez nos pas.

(Jean Calas disparaît, )

LOUIS CALAS

Quelle est cette voix formidable ?

a Suivez nos pas ! » Ces mots sont un poids qui m'accable.

122 JEAN CALAS

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