ACTE III, SCÈNE V. i3i
Je signe en gémissant l'arrêt que je déteste ; Mais ma volonté cède aux volontés des lois.
Lorsque nous entendons leur rigoureuse voix , Lorsqu'à donner la mort elle vient nous contraindre, Notre cœur se déchire, et c'est nous qu'il faut plaindre. Sur un arrêt rendu nul ne peut revenir.
(On eotend gronder la foudre.) MADAME CALAS.
Allez , cœurs inhumains qu'on ne saurait fléchir. tiieu, dont la volonté déchaîne les tempêtes, Giel juste, ciel vengeur qui tonnes sur nos têtes, £crase-nous du moins; daigne nous délivrer I)u supplice de vivre et de les implorer.
LOUIS CALAS, à Clérac.
Eh quoi ! votre pitié...
CLÉRAC
Ne peut vous satisfaire.
Voyez dans sa prison votre époux, votre père; Par des cris et des pleurs cessez de nous troubler; A ses derniers momens courez le consoler.
i32 JEAN CALAS.