‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 3)Chapitre 80 sur 147 · DE SAINT-MAUR · texte numérisé non relu

DE SAINT-MAUR

i^alut! nymphes de la prairie; Et vous, de ces forêts aimables déités;

Toi, naïade aux flots argentés, Salut ! Je viens encore , ô naïade chérie ,

Plein d'une douce rêverie, Demander le repos à tes bords enchantés.

Soumis à des alarmes vaines.

Tu m'entendais jadis soupirer mon ennui :

Tu me revois libre aujourd'hui.

L'amour est un tyran : j'ai dû briser ses chaînes ;

Et je viens oublier mes peines Au sein de l'amitié, moins trompeuse que lui.

• Le chasseur dort, l'aube naissante N'a point encor semé ses roses dans les cieux ; Mais le signal harmonieux,

Page 1