I. Kojrez les notes indiquées à la fin de cette tragédie
( Noie de V Éditeur. )
!ii8 CHARLES IX.
GOLIGiri.
Sire, votre indulgence encourage mon zèle:
Oui, combattons l'Espagne, et réglons-nous sur elle^.
Dans ses hardis projets il faut lui ressembler;
Pour l'efFacer un jour il la faut égaler.
Sachons, il eu est tems, tout oser, tout connaître;
Et qu'à la voix d'un roi vraiment digne de l'être
Le commerce et les arts, trop long-tems négligés,
Par mes concitoyens ne soient plus outragés.
De ces fiers Castillans surpassons les conquêtes :
Les chemins sont frayés, et les palmes sont prêtes.
Ce vaste continent, qu'environnent les mers.
Va tout à coup changer l'Europe et l'Univers ;
Il s'élève pour nous aux champs de l'Amérique
De nouveaux intérêts, une autre politique;
Je vois de tous les ports s'élancer des vaisseaux;
Tout s'émeut , tout s'apprête à conquérir les eaux.
L'Oc^n réglera le destin de la terre ;
Le paisible Commerce en&ntera la guerre ;
Mais, ramenant les rois à leurs vrais intérêts,
Le besoin du Commerce en&ntera la paix;
Et cent peuples , rivaux de gloire et d'industrie ,
Unis et rapprochés, n'auront qu'une patrie.
Le plaisir, instruisant par la voix des beaux arts,
Embellira la vie au sein de nos remparts.
Ah! de cet heureux jour, qui ne luit pas encore,
Pu Tibre À la Tamise on entrevoit l'aurore.
L'art de noulUplier, d'éterniser l'esprit ,