SCÈNE L
Page ao7, vers 7.
Flétrissant tout-à-coup le nom de Connétable^
Le Connétable de Bourbon, persécuté par la duchesse d'ikngouléme , mère de François I^*^, se vit contraint de chercher un asyle à la cour de Charles -Quint, dont il commanda les armées. La haine qui anima contre lui la duchesse d'Angouléme ne venait, diseint quelques historiens , que d'un amour dédaigné. Le Connétable de Bourbon quitta la France en i5a3; il gagna. Tannée suivante, contre l'Amiral de Bonnivet, la bataille de Rébec, où Bayard fut tué, et, en i5a5, la célèbre bataille de Pavie, où l'Amiral Bonnivet fut tué, et François I*' fait prisonnier. Il mourut, en i5a7, au siège de Rome.
Ibid.
Page 207, fers ai et aa.
t)eux fois le due d'Anjou, confondant leurs desseins, Dans un sang criminel a pu tremper âes mains.
Le duc d'Anjou , depuis Henri III , avait gagné deux batailles contre le parti calviniste : celle de Jamac et celle de MoQcontour.
Ibid.
Page 207, vers a5 et a6.
Vous n'aimez que mon frère^ et je passe mes jours A l'entendre louer^ à l'admirer toujours.
Des quatre fils de Catherine de Médicis , Henri IH fut celui qu'elle aima le plus- Charles IX était jaloux de cette préférence, et de la gloire que son frère avait acquise avant de régner.
Ibid.
Page sio8| vers 9 et 10.
tiélas! ce prince aveugle, à lui-même contraire, Repoussait les conseils et le cœur de sa mère.
François II, dans l'espace très -court de son règne, fut gouverné nniquement par le duc de Guise et son frère le Cardinal
de Lorraine.
Ibid,,
Page ao8, vers a3é
Nièce du grand Léon, fille des Médicis,
Cest-à-dire, petite-nièce de Léon X, fille de Laurent de Mé'^ dieis, due d'Urlnn, neveu de ce Pontife célèbre.
Ibid.
Page 209, vers 19 et 20.
Avec Montmorenci je vis enfin s'éteindre
Le nom des Triumvirs , qui n'était plus à craindre.
Le Triumvirat était formé du Duc de Guise, du Connétable de Montmorenci et du Maréchal de Saint-André. Ce dernier mourut, en i562, à la bataille de Dreux; le Duc de Guise fut assassiné , Tannée suivante , au siège d'Orléans ; le Connétable de Montmorenci fut tué, en 1567, à ^^ bataille de Saint-Denis. Il ne savait ni lire ni écrire. La mort de ces trois hommes renforça beaucoup le parti protestant, déjà très- fort depuis le massacre de Yassy, premier signal des guerres civiles. Les grandes injustices révoltent; ceux qu'on voulait opprimer deviennent plus grands : après le massacre de Yassy, les Calvinistes furent en état de livrer des batailles. La Saint -Barthélemi produisit la Ligue. Les protestans ne furent point détruits ; et ceux même qui avaient conseillé le crime pour relever, disaient-ils, l'autorité royale, prête à tomber en France, profitèrent de l'horreur universelle pour anéantir cette autorité. L^assassinat du Duc de Guise aux États de Blois fit égorger Henri III et son illustre successeur.