ADRESSE
présentans de la Commune ont nommé des commissaires pour l'examiner ; et les commissaires ont jugé que la pièce ne pouvait être défendue. Elle était calomniée dès-lors parles ennemis du peuple, par ceux qui voudraient maintenir en France les préjugés, le fanatisme et la tyrannie; par ceux qui jadis avaient diffamé Tartufe et Mahomet. Je ne veux établir sans doute aucune comparaison de mérite entre Charles IX et ces deux pièces admirables : il n'est ici question que de moralité.
Quelques gens ont osé dire que j'avais retracé le crime de la nation. Ce n'est plus me calomnier: c'est calomnier la natkMi entière. Le crime que j'ai retracé dans lûa pièce, et qiie M» de Voltaire avait peint avant moi dans le second chant de la Henriade^ est le <sriflie de Cbarléé IX, de Catherine de Médicis, des Guieed^ maôs nullement celui de la nation. Dans aucune pièce de théâtre ^ j'ose le dire, la nation française n'edt aussi vantée qoe dans Charles IX; dans aûcute^ la càttse du peuple et des loîfi n'est plus fortement défendue. Aucune ne fait haïr davantage la tyrannie^ le fanatisme, le meurtre , les guerres civiles ; audune ne feit ai** mer davantage la vertu, la liberté ^ là tolérance. S'il s'agissait d'une Êurce indécente et obsàèné, oii d'une pièce infectée d'adulation et de servitude, peut-être n'y aurait-il point de réclamations ;inak c'est l'ouvrage d'un homme libre, il n'est fait ni