Scène IV, page 43o, Au lieu de
Un Prince de l'Église , dites-vous ?
on lit dans la première édition de 1790 :
l'abbé.
Comment le Roi a-t-il pu souffrir?
DOKIMON.
Il a bien souffert que l'on y mît Charles IX. Il serait aussi très-étrange qu'un prêtre se crût des privilèges que les rois n'ont jamais eus.
LA VIDAME
Nous avons pris tant de licence; et la Cour est devenue si facile....
nORIMOlf.
Dites, Madame, qu'elle ne s'est jamais montrée plus juste. Le meilleur des rois a parfaitement senti que la satire d'un tyran est le plus magnifique éloge que l'on pui^e faire d'un bon prince. Mais aurions-nous l'honneur de posséder un théâtre national, si, plus timides et plus superstitieux que l'Espagne même, nous nous étions interdit ce qu'elle se permet : de mettre indifféremment toutes les conditions sur la scène ? Quoi ! Racine y aura mis un grand-prêtre et un prophète ; et nous croirions commettre une profanation en y mettant un cardinal? Ne savons-nous pas que, presque tous les rois ayant eu la fantaisie de mettre des cardinaux à la tête des affaires (ce qui, vraisemblablement^ n'arrivera plus), les