AZÉMIRE, ISMÈNE
AZEMIRE.
Pleurs , sanglots superflus !
Turenne ! il fuit. > Et moi ! douleur insupportable ! Turenne ! il i^emplit seul mon âme inconsolable. Je ne le verrai plus, et je vais désormais I/appeler, le chercher, sans le trouver jamais. L'amour venait s'unir à toutes mes pensées. Loin de lui, sous ses yeux, à lui seul adressées; Je ne voyais que lui: les ténèbres, le jour, L'air que je respirais, tout devenait amour. Turenne! il ne craint pas une amante outragée. Voilà donc que je meurs ! ma mort sera vengée. Allons, quittons ces lieux, ces lieux jadis charmans. Témoins de mon bonheur, tout pleins de ses sermens , Et maintenant voilés de ma douleur profonde. Où je ne le vois plus, où je suis seule au monde. •Courons.
ISMÈNE
Qu'espérez-vous ?