I. — Gaz parfaits
Commençons par rappeler les propriétés qui nous ont servi à définir les gaz parfaits et qui vont nous permettre de constituer leur théorie.
i** Nous avons admis (Chap. IV, § I) comme un fait d'expérience que la chaleur de détente (isothermique réversible sans travail) est nulle pour les gaz parfaits
Cela revient à dire, comme nous l'avons vu, que, dans la dilatation ou la compression isotherniique réversible d*un gaz par^ faity la chaleur et le travail mis en jeu sont é(juivalents,
a** Nous avons admis, pour calculer le potentiel interne des gaz parfaits (Chap. Vil, § V), que leur équation caractéristique est
(I) pv^KÏ,
R étant une constante (').
( ' ) Cette constante a, comme on sait, la même valeur pour tous les gaz par-
IQO THERMODYNAMIQUE GÉNÉRALE.
3* n suit de là que leur chaleur spécifique à volume constant rst indépendante du volume quand les variables sont ç et T. Nous avons admis, en oulre, qu'elle est aussi indépendante de la lempëralure et, par suite, qu^elle est constante
c — consi.
Nous allons maintenant appliquer aux gaz parfaits les formules du Chapitre précédent, que nous reproduirons dans l'ordre même où elles y figurent.
La première
/^ XTp
rapprochée de l'équation (i), donne
Nous retrouvons ainsi la propriété admise plus haul, et qu'il suffit en réalité d'attribuer à l'hjdrogène pour qu'elle soit démontrée appartenir aux autres gaz parfaits.
La relation qui vient ensuite
faits, à la condition que v désigne non pas le s oXniat spécifique^ mais le volume moléculaire.
Si Ton prend pour unités de poids le kilogramme; de pression, le kilogramme par mètre carré; de volume, le mètre cube, le volume de a kilogrammes d'hydrogène, à la température de la glace fondante (T = 273) et sous la pression de 760 millimètres de mercure (/?— io333), est
1,293 X 0,0693 On a, par suite,
/7f 2 X io333 1
ou. approximativement,
Hr^8^5;
et, si l'on adopte pour équivalent mécanique de la chaleur le nombre 425, on
aura