‹ Œuvres, tr (volume 2)Chapitre 107 sur 150 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Note Vil (page 108 de la traduction). — L'existence de Dieu n'étant pas évidente d'elle-même.

Nous doutons de l'existence de Dieu, et par conséquent de toutes

choses, tant que nous n'avons qu'une idée confuse de Dieu, au lieu d'une idée claire et distincte. De même, en effet, que celui qui ne connaît pas bien la nature du triangle ne sait pas que la somme de ses angles égale deux droits, de même quiconque ne conçoit la nature divine que d'une manière confuse ne voit pas qu'exister appartient à la nature de Dieu. Or, pour concevoir la nature de Dieu d'une manière claire et distincte, il est nécessaire de se rendre attentif à un certain nombre de notions très-simples qu'on appelle notions communes, et (foKhamer par leur secoure tes eenceptkra&que nous nous formons des tttrtats de la natare dtvtae. C'est alors que, pour la première fois, il m» devient évident que Dieu existe nécessairement , qu'il est parfont, que tout ce que nous concevons enveloppe la nature de Dieu ai est conçu par elle; enfin que toutes nos idées adéquates sont vraies. On peut consulter sur ce point les Prolégomènes du livre qui a pour titre : Principes de la Philosophie de Descarres exposés selon tordre des géomètres.

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