XVI LA \IE DE SPINOZA
noza une pension viagère qui suffirait pour sa subsistance , et celte clause fut aussi fidèlement exécutée. Mais ce qu'il y a de particulier, c'est qu'eu conséquence on offrit à Spinoza une pension de 500 florins, qu'il n'accepta pas, parce qu'il la trouvait trop considérable, de sorte qu'il la réduisit à 300. Cette pension lui fut payée régulièrement pendant sa vie; et après sa mort le même de Vries de Schiedam eut soin de faire encore payer au sieur Van derSpyck ce qui pouvait lui être dû par Spinoza, comme il parait par la lettre de Jean Rieuwertz, imprimeur de la ville d'Amsterdam, employé dans cette commission : elle est datée du 6 mars 4678 et adressée à Van der Spyck même.
On peut encore juger du désintéressement de Spinoza par ce qui se passa après la mort de son père. Il s'agissait de partager sa succession entre ses sœurs et lui, à quoi il les avait fait condamner par justice, quoiqu'elles eussent mis tout en pratique pour l'en exclure. Cependant, quand il fut question de faire le partage, il leur abandonna tout, et ne réserva, pour son usage qu'un seul lit, qui était à la vérité fort boa, et le tour de lit qui en dépendait.