‹ Œuvres, tr (volume 2)Chapitre 34 sur 150 · XXVIII LA VIE DE SPINOZA · texte numérisé non relu

XXVIII LA VIE DE SPINOZA

du fils de Dieu n'est autre chose que la sagesse éternelle, qC^-,J s'étant montrée généralement en toutes choses, et particulier"^" ment en nos cœurs et en nos âmes, s'est enfin manifestée d'uf e manière tout extraordinaire en Jésus-Christ. 11 dit, un peu pli^^ bas, qu'il est vrai que quelques Églises ajoutent à cela que Dfe^* s'est fait homme; t mais, dit-il, j'ai marqué positivement que j ^ « ne connais rien à ce qu'ils veulent dire (Quod quasdam Eccl&^~ « six his addunt, quod Deus naturam humanam assumpserit, monte* « expresse me quid dicant nescire, etc.). » — « Et cela, dit-il encore, « me parait aussi étrauge que si quelqu'un avançait qu'un cercle» t pris la nature d'un triangle ou d'un carré. » Ce qui lui donn& occasion, sur la fin de sa vingt-troisième lettre, d'expliquer 1er célèbre passage de saint Jean, le Verbe s'est fait chair, clu i, v. i4, par une façon de parler familière aux Orientaux, et de le tourner ainsi : Dieu s'est manifesté en Jésus-Christ d'une manière toute particulière.

Dans mon sermon, j'ai expliqué simplement et en peu de paroles comment, dans ses vingt-troisième et vingt-quatrième lettres, il tâcbe d'anéantir le mystère de la résurrection de Jésus- Christ, qui est une doctrine capitale parmi nous, et le fondement de nos espérances et de notre consolation. Je ne dois pas m'arréter plus longtemps à rapporter les autres impiétés qu'il enseigne.

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