I. La IXI* des Onp. f)o«f A
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du 15 novembre. Vous vous bornez^ à m'indiquer les pas* sages du Traité tliéologico-polhique qui ont ajrêté le& lecteurs. J'avais espéré savoir en outre quelles sont Les doctrines qui leur ont semblé, eomme vou3 m'^i aviez prévenu, ruiner la pratique de la piété. Mais pour voua dire toute ma pensée sur les: trois poiats que vQUiavez marqués, je ne vous cacherai pas^ en* ce quitoudiek premier, que j'ai daBS Tàine une idée de Dieu et de la nature fort différente de celle quelesaouv^eaux chré" tiens ont coutume de défendre. i& etoisy en effet, que Dieu est, comme on dit, la caufte inmiaaeHke de toutes choses et non la cause tranâtive^ Je le dis afvesi Paul.: « Nous sommes en Dieu et nous nous mouvons «eaDieu^,jk et je le dis peut*ètre aussi avec tans les anciens. philoâ«'' phes, bien que je l'entende d'une autre façon. J'ose mêM: assurer que c'a été le sentiment de tous les anciens Bi^ breux, ainsi qu'on le peut conjecturer de certaines isdàt tiens, si défigurées qu'elles soient en mille mamèces. Toutefois, ceux qui pejiaent que le Traité théologicopolitique veut établir que Dieu et la nature sont une seule et même chose ( ils entendent par nature une certaine masse ou la matière corporelle ) » ceux - là sont dans une erreur complète ^ J'arrive à l'article dès miracles. Je suis persuadé que c'^est la seule sagesse de la doctrine qui fonde la certitude de la révélation divine, et non point les miracles, qui ne reposent que sur l'ignorance, comme je l'ai longuement fait voir dans le chapitre VI sur les miracles. J'ajoute ici que je reconnais entre la religion et la superstition cette différence principale, que celle-ci a pour fondement l'ignorance et cellelà la sagesse ; et voilà pourquoi le vulgaire des chrétiens se fait distinguer de ceux qui ne le sont pas, non point par la bonne foi, la charité et les autres dons du Saint-
i. Yoyei Éthique j Propos. 18, part. 1.