TROISIÈME PARTIE. — DES PASSIONS
priété de Pâmant de vouloir s'unir à l'objet aimé, je n'entends pas par ce vouloir un consentement de l'âme, une détermination délibérée, une libre décision enfin ( car tout cela est fantastique, comme je Vai démontré Propos, 68, part. 2); je n'entends pas non plus le désir de s'unir à l'objet aimé quand il est absent, ou de continuer à jouir de sa présence quand il est devant nous; car l'amour peut se concevoir abstraction faite de ce désir. J'entends par ce vouloir la paix intérieure de ramant en présence de V objet aimé y laquelle ajoute à sa joie^ au du moins lui donne un aliment.
7. La haine, c'est la tristesse avec Tidée de sa cause extérieure.
ExPLiG. Les remarques à faire sur la haine résultent assez clairement de celles qui précèdent sur l'amour. (Voy. en outre le Schol. de la Propos. 11, pari. 3.)
8. L'inclination est un sentiment de joie accompagné de l'idée d'un objet qui est pour nous une cause accidentelle de joie.
9. L'aversion est un sentiment de tristesse accompagné de l'idée d'un objet qui est pour nous une cause accidentelle de tristesse. (Voy. sur ces deux passions le Schol. de la Propos. 15, part. 3.)