‹ Œuvres, trChapitre 65 sur 159 · TROISIÈME PART». ^-^ DES PASSIONS · texte numérisé non relu

TROISIÈME PART». ^-^ DES PASSIONS

•p notis n'en doutions nullement ; car nuire chose est ( nous iVO&s montré au Sc1k>1. de la Propos. 49 , pari. 2) ne u douter 'd^une chose et en avoir la certitude ; et il peut Tiver , en conséquence , que nous éprouvions à imaginer ^ chose passée ou future le même sentiment de joie ou de nstesse que m>us fait ressentir une chose présente , comme ^us tavèns démontré *r«* ta Propos. 18, part. 3, à laquelie t peut recourir mnn qu'é ^on St^oiie^

16. Le tK>i(itentement est tin sesitiment de joie accomïgné de l'idée d'une diose passée qui est arrivée contre 3tfe espéraiïce.

17. Le remords est un gentiment de tristesse accomvgtïé de lldée d*ttne chose passée qui est arrivée contre itrfe espérance.

18. La commisération est tm sentiment de tristesse SMHnpagné de l'idée d'un mal qui est survenu à un être ye itaiaginatiôn nous représente comme semblable à )us. ( Voy. le Schol, de la Propos. 22 et le Schol. de la f^pos. 27, part. 3.)

ExFUC. Entre la commisération et la miséricorde , tV ne mhlepas qu'il y ait de différence , si ce n'est toutefois que tommisérafion marque plutôt le sentiment lui-même ^ et la ivéfiùorde sa manifestation extérieure.

19. L'inclination est tm sentiment d'amour pour une srsonBe qui fait du bien i une autre.

80. L'indignation est un sentiment de haine pour une Hraonne qui fait du mal à une antre.

E»uc. Je sais que fusage donne à ces mots un autre sens. ttis mon dessein est dexptiquer , non la signification des TtSy mais la nature des choses , et il me suffit de désigner ip&ssions de Vèmepar des noms qui ne s'écartent pas cornftment de la signification que l'usage leur a donnée; que lecteur en soit averti une fois pour toutes. Quant aux deux mions dont je viens de porter .j'en explique la causedam CoroU. 4 delà Propos. 27 et le Schol. de la Propos.^,

M. L'estime eomiite à penser d'we çec»aifl^*\jV^**«^

bien qu'il ne faut, à cause de Tamour qu'on a pour elle.

22. Le mépris consiste à penser d'une personne moins de bien qu'il ne faut , à cause de la haine qu'on a pour eUe.

ExPLiG. V estime est donc un effet ou une propriété de l'amour , et le mépris a le même rapport avec la haine. On peut donc définir ainsi l'estime : L'estime, c'est Tamour en tant qu'il dispose l'homme à penser de l'objet aimé plus de bien qu'il ne faut ; et le mépris , au contraire , c'est la haine en tant qu'elle dispose l'homme à penser de l'objet haï moins de bien qu'il ne faut. ( Voy, sur tout cela le Schol, de la Propos. 26, part. 3.)

23. L'envie , c'est la haine, en tant qu'elle dispose l'homme à s'attrister du bonheur d'autrui, et au contraire à se réjouir de son malheur.

ExPLic. A l'envie on oppose communément la miséricorde, laquelle peut donc se définir ainsi, en dépit de la significa^ tion du mot :

24. La miséricorde, c'est l'amour en tant qu'il dispose l'homme à se réjouir du bien d'autrui et à s'attrister de son malheur.

ExPLic. Voyez sur l'envie le Schol. de la Propos. 24 , et le Schol. de la Propos. 32, part. 3. Les diverses affections de joie et de tristesse que je viens de définir sont toutes accompagnées de l'idée d'une chose extérieure , comme cause immédiate ou accidentelle. Je passe maintenant à des affections accompagnées de l'idée d'une chose intérieure comme cause.

25. La paix intérieure est un sentiment de joie qui provient de ce que l'homme contemple son être et sa puissance d'agir.

26. L'humilité est un sentiment de tristesse qui provient de ce que l'homme contemple son impuissance et sa faiblesse.

ExPLiG. La paix intérieure s'oppose à l'humilité , en tant qu'on la définit un sentiment de joie né de la contemplation de notre puissance d'agir; mais en tant qu'on la définit d^une autre manière , savoir, un sentiment de joie accompagné de

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