‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 96 sur 448 · PREMIER ÉLOGE · texte numérisé non relu

PREMIER ÉLOGE

Sainte Thérèse, écrivant h ta Mère Anne de Jésus, Prieure du couvent de la ville dcYéas, lui en parle de cette sorte :

Votre plainte, ma fille me paraît plaisante : vous dites, assurément sans sujet, que vous manquez de directeur, et néanmoins vous avez là le P. Fr. Jean de la Croix, qui est un homme tout céleste el tout divin. Je vous assure, ma fille, que depuis son dépari, je n'en ai point Irouvé d;ins tout le royaume de C.isiille qui lui ressemble, et qui inspire tant de ferveur aux âmes dans le chemin du ciel. A peine peut-on croire combien je souffre depuis son absence. Considérez donc toutes que vous possédée un grand trésor en ce saint homme. Il est à propos que toutes les Religieuses de votre monastère traitent avec lui des intérêts de leurs âmes, et elles connaîtront clairement le profit qu'elles en tireront pour avancer dans la perfection. Car Dieu lui a donné un talent et une grâce particulière pour gouverner les âmes.

Celte Sainte avait coutume de dire qu'il fallait mettre le P. Fr. Jean de la Croix entre les âmes les plus pures et les plus saintes qui fussent dans l'Eglise de Dieu, et que Notre Seigneur lui avait donné des trésors immenses de lumière et de sagesse célestes.

En parlant ainsi de ce bienheureux, elle rendait grâces à Dieu, de ce qu'elle avait Irouvé dans la religion, ce quelle n'avait pas trouve dans le monde.

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