STROPHE I
Les pins , ô Pélion , descendent sur ta pente , Un dieu les pousse vers les flots.
♦#f 212 Vè^
Le vaisseau dont Argus a taUIé la charpente
Berce enfin tous ses matelots ; Ils chantent, pleins d*ardeur, sur la poupe embellie,
De trépieds et de rameaux verts , Et coupent hardiment le câble qui les lie
Aux rochers du vieil univers.
Des femmes sur le bord la troupe est soucieuse.
Vers rhorizon tendant les mains , Tout un peuple bénit la nef audacieuse
Qui porte l'espoir des humains.