‹ Œuvres, Volume 1Chapitre 65 sur 115 · TI.XII.B · texte numérisé non relu

TI.XII.B

Non, ma sœur, je la veux adorer.

Je Taime. Et, quand les vœux que je pousse pour elle N'en obtiendraient jamais qu'une haine immortelle, Bialgré tous ses mépris, malgré tous vos discours. Malgré moi-même , il faut que je l'aime toujours. Sa colère, après tout, n'a rien qui me surprenne, C'«8t à vou^ , c'est à moi qu'il faut que je m'en prenne. S ans vous, sans vos conseils, ma sœur,q«i m'ont trahi. Si je n'étais aimé , je serais moins haï.

Je la verrais , sans vous , par mes soins défendue , Entre Porus et moi demeurer suspendue.

Et ne serait-ce pas un bonheur trop charmaut

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Que de Tavoir réduite à douter un moment?

Non , je ne puis plus vivre accablé de sa haine; n faut que je me jette aux pieds de rinhnmaine. J*y cours : je vais m*oSrir à servir son courroux , Même contre Alexandre , et même contre vous.

Je sais de quelle ardeur vous brûlez Tun pour Fantre. Mab c'est trop oublier mon repos pour le vôtre ; Et, sans m*inquiéter du succès de vos feux.

Il faut que tout périsse ou que je sois heureux.

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