‹ Œuvres, Volume 1Chapitre 86 sur 115 · CI.iOKB · texte numérisé non relu

CI.iOKB

Fnyes4e donc. Madame, et puisqu'on tous adore...

HMB.XIOXrB.

Ah , hissé à ma fureur le temps de crottre encore ! Contre mon emiemî laisse-mui m*assurer; Cléone , stcc horreur je m'en Teux séparer.

Il n'y traTâilhera que trop bien , f infldèteî

ci.Éoirs.

Quoi, TOUS en attendez quelque injure nouTelle? Aimer une captiTe , et l'aimer à tos yeux , Tout cela n'a donc pu tous le r^dre odieux?

TBAGBDIB. 1^9

Aff^ œ qn*tt ■ Aiit, que santaift-il dent &i«e ? R- vow aiMÛt déphi , 8*il pouvait rova dé^aûrt.

MàaMlOlTE. < •

Pourquoi Tenii-ta , cruelle , irriter mes ennuis ? le crains de me eonnattre en Tétat où j« ssis. De tout ce qa€ tu foi» tiohe de n« rien croire ; Groia qao je n*aime plus. Tante-moi ma victoire. Crois qn«, dans son d«pit , mon cour est endnvei; Hélas, et s*il se p«nt , lûs-le moi croire aussi ! Tu veux ^M je U Aûe. Hé bien , rien ne m'arrête. AUona, n*enTions plus son indigne conquête.

Qu# sur lui sa <^plive étende son pon^ro». Fuyons. Mais si l^ingrat rentrait dans son drroir; Si ta foi , dans son cœnr, retrouvait quelque place ; S*il venait, à mes pieds , me demander sa grAce ; Si sont mes lois , amour, tu pouvais Tengager ; SllTonlait.... Mais Tingrat ne veut qne m'outrager. Démettrons toutefois pour trouver leur loirtune. Prenons quelque plaisir à leur être importune; Ou , le forçant de rompr« un nœud si solennel , Aux yeux de tous les Grées rendons-le crioMneL J*ai d^à aar le fils tttûré leur colère.

Je veux qu'on vienne encor lui demander la mère. Hendons-lui les tourmens qu'elle me fait souffrir ; Qu'eU* le perde, ou bien qu'il la fasse périr.

OLBOirn.

Vous penses que d es yeux toujours ouverts aux larmes. Se plaisent à troubler le pouvoir de vos charmes ? Et qu'un cœur accablé de tant de déplaisirs De son persécuteur ait brigué les soupirs?

Voyez si sa douleur en paraît soulagée.

lOO AITDROMAQUB,

Ponrqooi donc les chagrins où son âme est plongée 1 Contre nn amant qui platt pourquoi tant de fierté ?

HERMIOITE.

Hélas, pour mon malheur, je Tai trop écouté!

le n*ai point dp silence affecté le mystère, le croyab, sans péril, pouvoir être sincère; Et , sans armer mes yeux d*un moment de rigueur, le n*ai , pour lui parler, consulté que mon ccenr. Et qui ne se serait comme moi déclarée Sur k foi d*un amour si saintement jurée?

Me Toyait-il de Fœil qu*il me voit aujourd'hui? Tu t*en sonriens encor, tout conspirait pour lui; Ma famille vengée et les Grecs dans la joie , Nos vaisseaux tout chargés des dépouilles de Troie , Les exploits de son père effacés par les siens. Ses feux que je croyais plus ardens que les miens. Mon coeur, toi-même enfin de sa gloire éblouie : Avant qu'il me tnhit , vous m*avex tous trahie. Mais c'en est trop, Cléone; et, quel que soit Pyrrhus, Hermione est sensible, Oreate a des vertus :

n sait aimer du moins , et même sans qu'on Faime; Et peut-être il saura se faire aimer lui-même. Allons. Qu'il vienne enfin.

JCImÉOJXE,

* Madame , le voici.

HERMIOlfE.

Ah , je ne croyais pas qu'il fût si près d'ici!

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