OB.K8TE
Les refus de Pyrrhus m'ont assez dégagé.
Madame : il me renvoie , et quelque autre puissance Lui fait dti flb d*Hle<ctor embrasser la défense.
ITESMIOirB.
L'infidèle]
OlkBSTK.
Ainsi donc, tout prêt à le quitter.
Sur mon pro|>fe destin je riens tous consulter. Déjà même je crois entendre la réponse Qu'en secret eontre moi votre haine prononce.
"^ HBB.VlO|rB.
Hé quoi , toujours injuste en vos triste» discourt , De mon inimitié vous plaindrez- vous tonjouits? Quelle est cette rigueur tant de fois alléguée? J'ai passé dans l'Épire, oà. j'étais reléguée; Mon père Fordoflnait. Mais qui sait si depuis Je n'ai point en secret partagé vos ennuis ?
Pensez- vous avoir seul éprouvé des alarmes?
Qne l'Épire jamais n*«ii t« eevler mes larmes?* Enfin ^ vcns a dit que, malgré non devoir, J« B*«i pas q»elfVi«£o»^ s^ohaké de vous Toir ?
Scmbalté de me "mÎT? Ab , divine pfinoeasej..* M«Ms,def;r&ce,e«ft*oe à mei qne ce d«seonn s*adresM«? Ouvrez vos jeux, son^s qnX)reste est devant vous; Oreste , à ton g - tep u p » l*<objet de lenr connrùnx<
SBRMIOir«.
Outy€*eatvous,4nnti*amonr naissant «yec leurs oltannes» Lenr ia|»|ir^ le premier le pouvoir de lenr# armes ; Tdab» qne miUe vertus me forçaient d^eatimer ; Yona , qne f ai plaint » e nfin qne je vnndrai» aimer<
ORKa-vs.
J0 V4»ni enjtends. Telest monpaitagA^uafNte:
Le eœnr iwt penr Ppilius et les vcauv^onr 0^»ae*
nsniMOirn.
Ah , ne souhaitée pas le destin de Pircrbnai Je vous hauais mqi.
oaasTK.
Vous yn*en aimeriez pins.
Ah,,fne von« me vemea- d*nn iregapdlnen cont««ra f Vous me vonlea nimer, et je ne puis Fons plaine s Et Vamonv eenl alors «e foisant <)béi^ • Tons m*aimeriez , Madame^^n me voulant haïr.
Odifenv^Tantdfl Mspecia, «ne ami^é ««endM, Que de raisons pour mo^^vovs pouviez m* entendre! Tous seule, pour Pyrrhus, disputez an jw d*hnl. Peut-être malgré vous , sans doute malgré lui; Car enfin il vens hait. San dme , aiUèurs éprise > N'ax>ln8....
»o4 AXonoukQVB 9
Qui TOQi Fa dit , Scigneiir, qu'il me méprise ? Ses regards, ses discours tous Font^ls donc appri»? Jngez-Tous que ma Tue inspire des mépris?
Qn*eUe allume en un cceur des feux si peu durables ? Peirt-étre d'autres yeux me sont plus £sT<n:ables.
ORBSTB.
Poursuirea. Il est beau de m'insulter ainsi.
Cruelle , c'est donc moi qui tous méprise ici ! Vos yeux n'ont pas assez éprouTé ma constance f Je suis donc un témoin de leur peu de puissance ! Je les ai méprisés ! Ah , qu'ils Tondraient bienToir Mon riTal» comme moi , mépriser leur pouiroir!
HKaKIOSS.
Que m'importe. Seigneur, sa haine on sa tendresse? Allez contre un rebelle armer toute la Grèce. Rapportez-lui le prix de sa rébellion.
Qu'on fasse de l'Epire un second Ilion.
Allez. Après cela direz-Tous que je l'aime!
OaBSTK.
Madame* fiutes plus , et Tenez-y Tons-méme.
Yonlez-TOus demeurer pour otage en ces lieux? Venez dans tous les cœurs faire p&rler tos yeux. Faisons de notre haine une commune attaque.
HEB-mONB.
Mais, Seigneur, cependuit, s'il épouse Andromaqae.
ORBSTB.
Hé, Madame!
HERMIOirB.
Songez quelle honte pour nous.
Si d*uQb Phrygienne il deTenait l'époux.
TRAGEDIE. ao^
ORBSTE.
Et TOUS le haïssez? Ayonefe-le> Madame, L* amour n*est pas un feu qu'on renferme en une Aii;te. Tout nous trahit : la yoix , le silence , les yeux; Et les feux^al eouTerts n'en éclatent *^e mieux.
HERMIONE
Seigneur, je le vois bien, votre Ame prévenue Répand sur mes discours le yenin qui la tue; Toujours dans mes raisons cherche qnelqu&détonr ; Et croit qu'en moi la haine est un effort d'amour, n faut donc m'expliquer. Vous agirez ensuite. Vous savez qu'en ces lieux mon devoir m'a conduite ; Mon devoir m'y retient; et je n'en puis partir Que mon père ou Pyrrhus ne m'en fasse sortir. De la part de mon père allez lui faire entendre Que l'ennemi des Grecs ne peut être son gendre. Du Troïen ou de moi faites-le décider ; Qu'il songe qui des deux il veut rendre ou garder. Enfin qu'il me i^envoie , on bien qu'il vous le livre. Adieu. S'il y consent, je suis prête à vous suivre.