Coup d'ceil général
Causbs dv D:évELOPPBMENT ( Réaction après l'époque de marasme BXTBAOKDiNAiRE BB LA -< littéraire. (Fronde et Ligue.) LiTTiBATUBB ( Influence du Koi.
{Balzac.
Bossuet Fénelon.
(La Bruyère.
La Rochefoucauld.
Boileau.
Molière.
( Corneille.
Gbahdb fo£sib-| Racine.
( La Fontaine.
' Chapelain.
Voiture.
Ménage.
Benserade.
Cotin.
Dangeau.
' Conrart.
Boisrobert.
Racan.
Po4tb8 db talbnt i Meynard.
Portes inréBiEUBS ■
Godeau. Mme. Deshoulières.
[ Scarron.
Littérature 133
ÎMairet, Tns^nrHennite.
Scârron.
f TaHemant des Réaux.
H/^KANo I Mme. de La Fayette.
KOMANS< Bnssj-Rabutin.
[Mlle, de Scadéry.
Hobàustbs bt Diykbs
■Perranlt.
De Retz.
Amauld.
Nicole.
Descartes.
Malebranche.
ÎBossuet Massilloiu Fléchier.
Bourdaloue.
Fénelon.
STrLB Epistolaike: Mme. de Sévlgné.
Semarque. Célébrités dans les Beaux Arts (même époque):
l Poussin.
PïiKTUBB < Lesueur.
I Lebnin.
Gravurb: Audran.
Abchttbctubb: Mansart
JiLBDiNS BT Pakcs: Le Nôtre.
2. JnstitiitioM des XVIe et XVIIe Siècles ayant influencé la littérature.
ACADBMIB FRASgAISB.
Origine: Cltxb privé de 9 membres (Cbnrart, Chapdain, etc., 1029).
( Bkhdieu, 16*1.
Développement < Rédaction d'un Dictionnaire et d'une Gram-
( maire, 40 membres.
f Trop timide.
Critique» -I Trop conserratrice.
[ Repousse nombre d'expressions pittoresques.
HOTBL DB RaMBOUILLBT.
Origine. Réunions organisées par le marquis de Rambouillet pour distraire sa femme.
But. Réaction contre la licence de la cour et des mœurs en généraL
134 Vade Mecum de Français
Moyens. Epuration du langage, qui amènera celle dee mœni^ {Vaugelas.)
Caractère. Très démocratique. Sorte de franc maçonnerie littéraire. Protection accordée par le Roi et Riclielieu, qui espèrent s'en servir.
Critique. Dépasse le but. Tombe dans l'afféterie. (Molière y prend ses Précieuses, etc.)
r Vaugelas, Voiture.
Principaux membres < Ménage.
I Mme. Deshouliêres.
[ Mme. de La Fayette.
Port Eotal des Champs.
Origine. Couvent de Bernardines, près Versailles (1204).
Développement. Au siècle de Louis XIV. Admission de laïques. Lutte contre les Jésuites.
Caractère: Centre de Jansénisme. i Rédaction d'ouvrages d'éducation. Influence sur le style.
Principaux Jansénistes \ plg^ai '
» Le Jansénisme, doctrine religieuse due à Jansénins, prêtre catholique hollandais, s'écarte de l'orthodoxie notamment en ce qui concerne le péché originel. Port Royal fut fermé par ordre de Louis XIV en 1709. Il existe en Hollande, encore aujourd'hui, une église indépendante janséniste.
7. Institutions des XVIIIe et XIXe Siècles ayant Influencé la
Littérature.^
L'Encyclopédie {1751-1772).
But: Examen sommaire de toutes les connaissances humaines.
Caractère : Absolument éclectique ; tendances libérales.
Historique : Attaquée par le Ministère, l'oeuvre devient un ouvrage de propagande pour les idées nouvelles.
Effet: Prépare les esprits à la révolution.
ENCTCLOPiDisTES : Diderot, D'Alembert, Voltaire, Rousseau.
Salon de Mme. du Deffand.
Mme. du Deffand (1697-1780), née de Vichy-Chamrond; personnalité très attractive; aveugle pendant trente années, elle ouvre son salon (Couvent de St. Joseph) aux hommes de lettres du jour. Tendances très libérales, nullement religieuses. (Toutefois Rousseau ne faisait pas partie de ce cénacle.) Ses intimes étaient Mme. de Staël, Voltaire, Necker. Hume. Mme. du Deffand avait un caractère difficile: ses démêlés avec son amie, Mlle, de Lespinasse, sont restés fameux.
1 n va sans dire que l'Académie Française, mentionaée an $ 6, âolt être compriee dans ces institutions.
Littérature 136
Salon de Julie de Lespinaase.
Cette femme de lettres (1733-17T6), après sa brouille arec sa protectrice, Mme. dn Deflfand, ouvrit un salou rival, où elle attira plusieurs des habitués des réceptions de celle-ci, notamment d'Alembert, Ce salon était plus éclectique, plus jeune que l'autre.
Salon de Mme. Roland.
Mme. Jeanne Roland de la Plâtière (1754-1793) ouvrit son salon aux Girondins, au début de la Révolution. C'était là plutôt un club politique, où la littérature, en somme, n'occupait que le second rang. Elle mourut sur l'échafaud en 1793, après avoir écrit, en prison, des Mémoires intéressants.
Salon de Mme. Vigêe-Lebrun.
Peintre distinguée, Mme. Lebrun (1755-1842) s'occupait aussi de littérature, et son salon était fort couru, surtout à l'époque de la Bévolution.
Scdon de Mme. NecJcer.
Pille d'un pasteur calviniste suisse, Suzanne Curchod de Nesse (1739-1794) épousa le ministre des finances Necker. Son salon eut une certaine vogue. Elle est l'auteur de "Mélanges" et de "Lettres.*' Ne pas confondre avec Mlle. Necker, fille du ministre, qui devint Mme. de StaëL
Salon de Mme. de Staël.
Fille du ministre Necker, très liée avec l'élite de la société intellectuelle de Paris. Mme. de Staël (1766-1817) exerça une réelle influence sur la littérature, en faisant de son salon, sous le premier Em^ pire, le foyer des hommes de lettres de toutes nationalités. Lorsqu'elle fut exilée par Napoléon, qui la craignait, elle se retira à Coppet» près de Genève et ne rouvrit ses salons qu'à la Restauration.
Salon de Mme. Récamier.
Amie de Mme. de Staël, Mme. Récamier (1777-1849) fut longtemps à la tête d'une sorte de club littéraire, à tendances libérales mais modérées. Ses réceptions étaient très fréquentées. C'est elle qui fit connaître l'écrivain mystique Ballanche (1776-1847).
Salon de la Princesse Mathilde.
Pille de Jérôme Bonaparte, cousine de Napoléon in, elle eut sous le second Empire un salon qui se piquait de tendances littéraires. Il est difficile de savoir quelle influence ce petit club privé eut sur les lettres à une époque où les meiUeurs écrivains étaient opposés à la politique napoléonienne.
Salon de Mme. Adam.
Bien plus nette est l'influence de ce salon où Juliette Lamber, ▼euve du Préfet de la Seine Ed. Adam, reçoit toutes les notabilités de la littérature. Née en 1836, elle a consacré pour ainsi dire sa vie à l'avancement des idées féministes.
136 Vade Mecum de Français
Le Caveau.
Sorte de Cabaret Littéraire où vers 1820 se réunissaient des hommes de lettres — les premiers "bohèmes." C'est là que Béranger fit entendre ses chansons, encore inédites. Fondé par Désaugiers.
Buveurs d'eau.
Comme le nom l'indique, c'était une association d'étudiants pauvres, et frugaux par nécessité. Murger en fut le fondateur (1840). Les membres de cette société devaient s'entr'aider de toutes façons, se trouver mutuellement des débouchés littéraires, etc.
Romantisme.
Ecole où domine la sensibilité et l'imagination. Les premiers efforts dans cette voie remontent à André Chénier. Béranger peut aussi être considéré comme un des précurseurs du Romantisme. Cette école se développa vers 1857, principalement sous l'influence de Victor Hugo. Parmi ses adeptes, il faut citer Lamartine, de Vigny, Musset. Le Romantisme est opposé aux préjugés littéraires, aux formules consacrées. Peu à peu, ses disciples dépassèrent la mesure, et firent la part trop grande à l'individualité, et à l'imagination.
Idéalisme.
Ecole dont George Sand fut le principal représentant (première moitié du XIXe siècle). Les Idéalistes écartent le laid de la vérité, laquelle, d'ailleurs, ils s'efforcent de respecter à tout autre point de vue. Cherbuliez, Feuillet, ont été les idéalistes de la deuxième partie du XIXe siècle.
Parnassiens.
Ecole de poètes ainsi nommée parceque plusieurs de ses membres collaboraient au "Parnasse Contemporain." Son but est de réagir contre la fausse sensibilité, l'abus du "sentiment personnel" en littérature; d'éviter les tournures doctorales et sermonneuses; de cultiver l'art pour l'amour de l'art; d'obtenir le " fini " dans la forme comme dans la pensée. Gautier, Baudelaire figurent parmi les premiers Parnassiens; Leconte de Lisle fut le leader de l'école vers 1856. A l'époque actuelle, les plus connus sont Ricard, France, Mendès, Silvestre, Coppée, Sully-Prudhomme, Dierx, Heredia. L'influence de cette école a été bonne en ce sens qu'elle a réagi contre les négligences de style. Mais certains de ses membres se sont rendus ridicules par leur affectation,
Réalism,e.
Appelé aussi " naturalisme," ce genre domine au milieu du XIXe siècle. C'est une réaction contre les abus du Romantisme, qui avait fini par faire dominer le sentiment et l'imagination sur la raison. Il se manifeste pour la première fois avec Gautier, Banville, Baudelaire, etc.
Décadents.
Cette Ecole existe en littérature comme en peinture. Dans les deux cas elle présente les mêmes caractéristiques: le dédain le plus complet des règles et de toute espèce de conventions. Elle admet les théories les plus subversives en matière d'art et de style. En poésie,
Littérature 137
Verlaine et Mallarinë ont été les principaux représentants de ce genre: on les a accusés de n"être que de bruyants poseurs. A Paris il existe une branche de cette école, dont les productions sont un peu moins écheveli-es que celles des autres Décadents. C'est elle qui a créé les '* vers brisés," sorte de prose rimée, avec des " vers " de plus de douze
Eieds, sans césure, ni rimes masculines et féminines alternées. Les •écadents emploient aussi les " vers blancs." On doit reconnaître que ceux île Paris surtout ont contribué à donner plus d'élasticité à la poésie moderne.
H. de Régnier, Moréas, et G. Kahn sont classés parmi les adep-
Aubrey Beardsley, en Angleterre, et Stuart Merrill, aux Etats- Unis, sont les poètes qui se rapprochent le plus des Décadents français. Les Vers Blancs sont d'ailleurs assez souvent employés en anglais.
Exemple de poésie décadente: