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Dictées Commerciales

KoTA. On peut avec avantage faire alterner ces Dictées avec les Lettres. Dictée No. z (lettre de crédit).

MM. PoiLLEUx ET CiE., Qucbcc, Canada.

Messieurs :

. > . Nous avons Phonneur de vous prévenir que notre banque a pris la liberté d'ouvrir chez vous un crédit au porteur de la présente, Mr. Pierre Latour, avocat. Nous vous prions de lui remettre toutes les sommes quHl pourra vous demander jusqu'à concurrence de cinq mille dollars (15,000).

Nous vous invitons à vous rembourser par traites à vue sur nous.

Veuillez, pour la bonne règle, prendre des reçus en double, en nous en transmettant un.

Lettres et Correspondance 63

Recommandant Mr. Latour à votre meilleur accueil, nous vous prions d'agréer, Messieurs, nos salutations empressées.

LucAiN, Potier bt Cik.

Dictée No. 2 (avis d'une lettre de crédit).

MM. CoiPFARD BT Fils, Lyon.

Messieurs :

J'ai le plaisir de vous faire savoir que j'ai délivré sur vous une lettre de crédit de dix miMe francs en faveur de Mr. le juge Bonnard.

Veuillez en prendre note pour l'honneur de ma signature, et m'inf ormer du mode de remboursement que vous préférez. Vous m'obli-

feriez en inscrivant au dos de la présente les paiements faits par vous Mr. Bonnard.

Vous trouverez la signature de ce dernier sur le bulletin ci inclus. Recevez, Messieurs, nos salutations empressées.

P. pon. de J. Berthoud, empêché, Pl£SBB Caux.

Dictée No. 3 (avis de paiement).

Mr. J. Berthoud, Banquier, Paris.

Monsieur :

Nous avons reçu en son temps votre honorée du.... Nous avons l'honneur de vous prévenir que conformément à vos instructions, nous avons payé hier, à Mr. le juge Bonnard, sous déduction de nos f rais^ la somme de mille f radies à valoir sur la lettre de crédit que vous lui avez donnée sur nous.

Ci joint nous vous remettons une quittance pour le paiement de la somme sus mentionnée, et vous faisons savoir que notre maison a fourni sur votre banque une traite de même somme et à notre ordre.

Veuillez agréer nos civilités empressées.

CoiFFÀRD ET Fils.

Dictée No. 4 (demande à mi débiteur).

Mr. L. Lenoir, Tulle, Corrèze.

Monsieur :

Je vous ai déjà écrit deux fois pour vous réclamer le solde de ma dernière fourniture. Mais je n'ai reçu aucune réponse. Des paiements que j'ai à faire sous peu me mettent dans l'obligation de faire rentrer tout ce qui m'est dû.

Voudriez vous bien remettre à notre Sieur Dulac qui vous présentera la présente, le montant de ma dernière facture, soit 344 francs 75? Mr. Dulac a le pouvoir d'acquitter cette facture en mon nom. Soyez bien persuadé. Monsieur, que nous n'aurions point recours à ce procédé si nous n'étions dans l'impérieuse nécessité de faire face à des engagements sérieux.

Recevez, je vous prie, Passnrance de nos meilleurs sentiments.

Nathan I,evi.

Googk

64 Vade Mecum de Français

Dictée No. 5 (réponse à la précédente).

Mr. N. Levi, entrepreneur de bâtisse, Lyon.

Cher Monsieur:

Lorsque votre commis, Mr. Dnlac, s'est présenté chez moi, j'étais absent. Je ne veux pas tarder à venir m'excuser de mon retard à solder le montant de votre dernière facture. Les affaires ont été si mauvaises depuis l'été dernier, et les rentrées si difficiles à opérer que j'ai dû moi-même menacer de poursuites certains de mes débiteurs avant d'arriver à faire face à mes engagements le plus urgents.

Néanmoins je n'avais pas perdu de vue votre facture. Je comptais la solder fin courant. C'est pourquoi votrfk démarche de ce matin me prend au dépourvu. Je vous prie donc d'accepter un billet à vingt jours que vous trouverez ci inclus.

Recevez, je vous prie, cher Monsieur, l'assurance de mes bons sentiments. L. Lemoib.

Dictée No. 6 (menaces de poursuites).

Lbstigier bt Cie., Blois, France.

Messieurs:

Quelque soin que nous prenions de donner à nos correspondants toute les facilités compatibles avec nos intérêts, il nous est impossible d'attendre d'avantage le payement de fournitures faites il y à huit mois. Comme nous savons que vous êtes parfaitement en état de faire honneur à vos engagements, nous ne saurions comprendre votre retard. Pour la dernière fois, nous venons vous rappeler votre dette. Vous vous souvenez qu'il à été convenu que notre maison ne vous ferait des conditions spéciales qu'en échange d'un payement au comptant ou à des termes très courts. Il nous est pénible de constater que votre conduite est absolument en contradiction avec les principes de bonne foi et d'honneur sur lesquels reposent les relations commerciales telles que vous et nous devons les comprendre. Nous nous voyons dans la pénible nécessité de vous prévenir que si d'ici à huit jours nous ne sommes pas soldés, nous mettrons le recouvrement de notre créance entre les mains d'un homme de loi.

Nous avons l'honneur de vous saluer, Lbmuel, Bârantan et Cie.

Dictée No. 7 (perte d'une première de change).

Banque du Midi, Bordeaux, Gironde.

Messieurs:

J'ai le regret de v/ annoncer qu'une première de change tirée par votre maison sur Mr. Jules Brézard, à notre ordre, et à l'échéance du 1er courant, a été égarée ou dérobée dans nos bureaux.

Nous vous prions de vouloir bien nous faire expédier la seconde par retour du courrier.

Il va sans dire que le tiré a été avisé de cet accident, sans délai, et invité à ne payer que sur présentation de la seconde dûment endossée. Nous regrettons fort, messieurs, de vous causer ce dérangement. Dans le^as où ce dernier vous occasionnerait un préjudice quelconque, nous sommes prêts à vous en tenir compte.

Becevez, Messieurs, nos salutations très distinguées,

JuLBS Lbmichel et Fils.

Googk

Lettres et Correspondance 65

Dictée No. 8 (consignation).

Mr. Pierre Leduc, à Bordeaux, Gironde.

Monsieur:

J'ai bien reçu votre honorée du 20 courant et ai pris bonne note de son contenu. Conformément à votre désir, je vous expédie en consignation pour notre compte, par la "Gloire," Capitaine Judic, cent balles de

Ces marchandises out été assurées provisoirement pour la somme de dix mille francs, au taux de cinq pour cent, y compris mes frais et

ma commission, soit un total de dont je débite votre

compte.

Vous me rendriez service en me faisant savoir si vous attendez, en ce moment-ci, sur ces marchandises, une augmentation ou nue baisse de quelque importance, ou bien si, dans votre estimation, je puis calculer, pour mes spéculations ultérieures, d'après la cote mentionnée dans vos derniers prix courants.

Recevez, Monsieur, l'assurance de nos meilleurs sentiments,

Jules Lebketon.

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