‹ Vade-mecum du typographieChapitre 125 sur 269 · SELS · texte numérisé non relu

SELS

inorganiques;

formés = J; Blanc de 9 cicéros sur 32 points, par un acide|< minéral 1 et un oxydef

\ Deviennent jaunes orangés üpar l’acide sulfurique, et dégagent une vapeur jaune rou- Egeâtre d’acide hypochlorique.

ÏNe précipitent pas l’azotate ^d’argent. Sont décomposés par ïl’iode, surtout en présence d’un Êpeu d’acide azotique, et transformés en iodates.

métallique. §

Blanc Ë de 5 cicéros ;e sur 3 et demi ;=

Blanc de 9 cic. sur 8 points.

ë / Carbonates .

48 p. sur 8

me

de 4 cic. et demi tl sur 2.

"2° Sans actionil 48 P- sur 12

Effervescence vive, sans dégagement de vapeurs et d’odeur sensible.

sur les charbon^ 1 ardents, produi-E<

sent avec l’acide|) 48 p. sur 12 \=\ sulfurique . . . .| I llill!

48 p. sur 16

\ Effervescence vive, avec des [vapeurs brunes ; leur soluté [devient jaune orangé par l’eau [chlorée.

Blanc de 8 cic. et demi sur 2.

lODURES

Blanc de 13 cicéros sur 16 points.

ci b c

Effervescence avec vapeurs violettes ; précipitation d’iode par le chlore ; donnent de iodure d’amidon bleu avec eau amidonnée chlorée.

Les lignes grisées horizontales représentent des blancs de 8 points, soit la valeur d'une ligne de texte. Ces blancs peuvent être réduits de moitié en cas de nécessité, d'après les exigences de la mise en pages.

Les lignes grisées verticales représentent des interlignes de 3 points.

COMPOSITIONS AVEC ACCOLADES

La justification totale est de 22 cicéros, et le caractère est du corps 8 (petit-texte). Faisons remarquer ici qu’il est prudent de choisir pour des travaux de l’espèce un type assez serré et fondu sur points pairs. Il est facile de comprendre que si l’on se sert de caractères d’un corps 9 ou 10, l’ensemble prendra une importance exagérée et suscitera par ce fait une foule d’ennuis à la mise en pages.

]STous choisissons donc un corps 8 pour la facilité des combinaisons, et nous lisons attentivement la copie.

Nous établissons provisoirement la justification de chacune des subdivisions, et nous choisissons le mot le plus long (qui dans ce cas-ci ne peut être coivpé) des colonnes a et c; soit : INORGANIQUES et CARBONATES.

Nous donnons la plus grande justification à la colonne d, pour perdre le moins de place possible, étant donnée l’importance du texte qui doit y figurer.

A la colonne b nous donnons une justification proportionnée au texte.

Et nous intercalons des accolades provisoires ainsi que des morceaux d’interlignes pour simuler la place des blancs. Nous obtiendrons :

iNORGANiQUESljH^0 Sans actionlj|CARBONATES.|jlHhégagent des vapeurs blana b c d

Ce qui permet de fixer définitivement les diverses justifications à :

3 V2 cicéros pour la colonne a,

4 lk — — — b,

Soit 20 cicéros et demi, plus 1 cicéro et demi pour les quatre accolades et les blancs de 3 points figurés par des grisés. Au total : 22 cicéros.

Nous répétons que les justifications partielles doivent correspondre autant que possible à des cicéros, de façon à pouvoir combiner les parangonnages avec des blancs systématiques, et nous ajoutons que la justification doit être uniforme pour tous les textes d’une même subdivision.

VADE-MECEM I)U TYPOGRAPHE.

On remarquera qu’aux colonnes a et cl le texte est détaché de l’accolade par une interligne de trois points, alors que les lignes de la colonne c se détachent des accolades de gauche et de droite par une grosse espace du caractère, et que le texte de la colonne b se détache d’un côté par une interligne et, de l’autre côté, par une espace comme à la colonne c.

Cette variante permet de combiner les diverses justifications de manière à pouvoir employer des blancs d’une pièce. Et lorsque le texte est compact, comme dans la colonne cl, on évite l’emploi d’un grand nombre d’espaces : ce qu’il faut surtout rechercher.

Pour dégager un peu l’ensemble, on séparera en hauteur les différents groupes de texte embrassés par une accolade. Cette séparation peut avoir la valeur d’une ligne de texte, mais on peut la réduire de moitié si la place fait défaut.

On place la justification d’ensemble sur un composteur de bois, et, contrairement à ce qui se fait d’habitude, on commence le travail par la droite.

Ainsi, on compose d’abord tout le texte de la colonne d afin d’en connaître l’importance, et aussi pour ne pas avoir de dissemblance dans la justification.

Cela fait, on prend le texte du premier alinéa, on le place à la droite de la galée ; on adapte l’interligne de 3 points et l’accolade, le blanc de parangonnage (13 cicéros sur 4), puis la ligne Azotates (que l’on compose en même temps que toutes les autres lignes de cette colonne); on parfait la différence de parangonnage en mettant un blanc de 4 cicéros sur 4 ; on place le blanc de 8 points qui doit embrasser les deux textes des colonnes c et cl, et voilà un premier groupe terminé.

Cela suffit, croyons-nous, pour permettre la compréhension de la suite du travail.

Que la composition doive être interlignée ou non, les principes restent les mêmes, sauf un point cependant : lorsque le travail se fait sans interlignes, il importe peu que la colonne la plus chargée de texte soit composée sur cicéros, puisqu’on

Galée.

(Col. d.)

COMPOSITION DES TABLEAUX

ne doit pas faire usage d’interlignes; on peut sacrifier ici la règle pour obtenir une combinaison avec la colonne précédente ou la suivante. En conséquence, nous conseillons de ne jamais interligner les compositions accoladées, à moins de nécessité absolue — par exemple, pour remplir une page — ou lorsqu’on y est astreint.

La plus grande précision étant exigée pour un travail de l’espèce, il faut que la justification des divers textes soit faite très soigneusement. La moindre ligne qui forcerait, ferait tourner la composition et donnerait un aspect disgracieux à l’ensemble.

g 4. — Composition des tableaux.

PRÉLIMINAIRES

Pour composer des tableaux, il convient d’être bien approvisionné de filets et de garnitures systématiques.

Les subdivisions d’un tableau se marquent par des filets fins, et les divisions par des filets demi-gras.

Lorsque les colonnes ont toutes la même valeur, on peut les séparer indifféremment par des filets fins ou des demi-gras, d’après les dimensions du modèle.

Les filets double-fins servent à marquer les grandes divisions d’un tableau; par exemple, pour séparer deux catégories d’un même objet, alors que les filets demi-gras sont déjà employés. (Voir modèle p. 215.) Ou bien encore, lorsque le peu d’étendue ou le petit nombre des colonnes permet de les répéter dans la justification.

On peut aussi les utiliser comme accolades lorsque celles-ci font défaut.

Les filets-cadres sont destinés à encadrer les tableaux. Ces filets peuvent être de trois, quatre ou six points, selon le format adopté. Ainsi, jusqu’au format propatria, on emploiera des cadres de trois ou de quatre points ; à partir de ce format, les cadres de six points s’imposent.

Les filets séparant les têtes des corps de tableaux doivent toujours être des filets demi-gras.

Nous préconisons fortement l’emploi de filets en cuivre, coupés sur longueurs systématiques et avec onglets, car si la dépense à faire est plus forte que pour les filets en fonte, l’économie à réaliser sur la main-d’œuvre est considérable; mais si l’on tient à employer des filets en fonte, ne pas les prendre sur deux points, en raison de leur flexibilité.

Il y a plusieurs catégories de tableaux :

1° Les tableaux à colonnes avec chiffres (tarifs) ;

2° Les tableaux avec colonnes blanches destinées à être remplies à la main (registres) ;

3° Les tableaux-bilans de sociétés financières ;

4° Les tableaux de statistiques et les tableaux de budgets ;

5° Les bordereaux pour banques et sociétés financières.

Sauf les bordereaux, tous ces modèles sont souvent imprimés sur deux pages en regard à cause de leur importance, et dans ce cas, on emploie tout le blanc des marges intérieures, afin de rapprocher autant que possible les deux compositions, en ne laissant qu’un blanc suffisant pour le passage du cordon et pour le pli de la feuille de papier. (Voir le double tableau qui figure pp. 16 et 17.)

Les folios, s’il y en a, doivent toujours rester à la place qu’ils occuperaient si la page avait gardé sa justification normale.

PRISE DE JUSTIFICATION ü’UN TABLEAU.

On ne saurait être trop précis dans la prise de justification d’un tableau, surtout si la composition est compliquée, car la moindre erreur peut amener de fâcheuses conséquences dans la Suite du travail.

Il vaut donc mieux revoir soigneusement les justifications prises, que de chercher à gagner du temps en commençant trop rapidement la composition.

On détermine d’abord la justification totale du tableau, en plaçant des garnitures sur la feuille de papier qui doit servir à l’impression.

COMPOSITION DES TABLEAUX

On délimite ensuite provisoirement la largeur de chacune des colonnes, en tenant compte de leur importance respective.

A cet égard, il n’est pas possible d’indiquer des règles précises : l’intelligence du typographe doit seule ici être mise à contribution.

On fixera ces justifications partielles à l’aide de lettres mm d’un corps 12, iilacées dans le sens de la force de corps (la justesse des garnitures provenant de divers fournisseurs laissant souvent à désirer) ; ainsi :

Après avoir intercalé les morceaux de filets pour marquer la séparation des colonnes, on garde la justification d’ensemble devant soi pendant toute la durée du travail, ou bien encore on inscrit sur la copie les diverses mesures arrêtées.

Pour faciliter l’emploi des garnitures, filets et interlignes systématiques, on fera en sorte que la largeur de chacune des colonnes réponde autant que possible à des cicéros (1).

La différence de 3, 6 ou 9 points peut être jetée soit à la colonne la plus importante, soit à la colonne Observations, s’il y en a une. Ceci, afin d’éviter les fractions dans deux ou trois colonnes, ce qui oblige le typographe à couper des interlignes et à employer des blancs de plusieurs pièces.

(1) On peut déroger a ce principe lorsqu’il s’agit de pages de tarifs où figurent plusieurs colonnes de chiffres sur un même corps. La largeur de ces colonnes peut, dans ces cas-là, correspondre avec les blancs de ces chiffres. Ainsi les colonnes que voici :

composées en chiffres corps 8, auront 3 Vz cadratins corps 8 de largeur, ou 3, ou 2 Vz , selon la place dont on dispose.

Dans les colonnes de chiffres d’un tableau on n’emploie pas de ponctuations, afin d’en faciliter la composition. On peut cependant se servir de virgules ou de points fondus sur demi-cadratin.

Nous donnons une démonstration pour bien nous faire comprendre :

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